11 000 marins piégés dans le détroit d’Ormuz : le plan d’évacuation suspendu après l’attaque d’un cargo

La suspension d’un plan d’évacuation dans le détroit d’Ormuz met en danger 11 000 marins après l’attaque d’un cargo.

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11 000 marins piégés dans le détroit d'Ormuz : le plan d'évacuation suspendu après l'attaque d'un cargo
11 000 marins piégés dans le détroit d’Ormuz : le plan d’évacuation suspendu après l’attaque d’un cargo © journaldeleconomie.fr

La tension est montée dans le détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman après la suspension d’un plan d’évacuation maritime. Un cargo a été visé par un projectile d’origine inconnue, ce qui a interrompu l’évacuation prévue de 11 000 marins bloqués dans la zone. L’épisode illustre la dégradation des conditions de sécurité maritime dans cette région.

Les acteurs internationaux sur le qui-vive

Le plan avait été organisé par l’Organisation maritime internationale (OMI), agence des Nations unies, avec plusieurs acteurs du secteur maritime. Son secrétaire général, Arsenio Dominguez, a demandé que la sécurité des navires soit garantie avant toute reprise : « J’ai décidé de suspendre temporairement sa mise en œuvre afin de reconfirmer que les garanties de sécurité nécessaires restent en place pour les navires figurant sur notre liste d’évacuation ainsi que pour tous ceux se trouvant dans la région. », cite Midi Libre.

L’agence britannique UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations) a signalé l’attaque la première et a précisé que le navire touché ne faisait pas partie du dispositif d’évacuation de l’OMI.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont prévenu que toute traversée du détroit sans leur accord entraînerait des « mesures appropriées ». L’avertissement renforce la crainte d’une confrontation dans ce passage souvent encombré.

Chronologie et effets sur la navigation

Le dispositif avait démarré le mardi soir précédant l’attaque. L’incident du jeudi 25 juin a tout fait basculer et le plan a été suspendu dans la foulée. Depuis le début du conflit, 600 bateaux sont restés immobilisés. L’opération devait durer « quelques semaines », a indiqué Arsenio Dominguez à l’Agence France-Presse (AFP).

Le mercredi, 70 franchissements ont été comptés, un pic. Le trafic reste pourtant inférieur d’environ 50 % à son niveau de temps de paix, selon les données de la plateforme de suivi Kpler.

Les risques et les réactions

Les autorités maritimes iraniennes ont indiqué que « tout passage en dehors du cadre défini » par l’Iran ne donnerait droit ni aux garanties de sécurité ni à la couverture d’assurance. La PGSA, l’Autorité du détroit du golfe Persique, a mis en garde les propriétaires, exploitants et commandants de navires contre les conséquences d’un passage par des routes non autorisées.

Ces mises en garde rappellent les tensions géopolitiques du début mars, quand l’Iran avait fermé le détroit en réponse aux frappes américaines et israéliennes.

Enjeux géopolitiques et prochaines étapes

L’insécurité dans le détroit d’Ormuz tient à un climat géopolitique instable, qui peut encore se durcir. Une réouverture du détroit en devient d’autant plus attendue. Arsenio Dominguez s’est dit préoccupé par le sort des marins, qui risquent de devenir « les victimes collatérales d’un conflit géopolitique ». L’OMI réclame de nouvelles garanties avant de relancer l’opération.

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