La Direction générale des Finances publiques lance ce jeudi 27 août 2026 l’envoi des avis de taxe foncière. Les premiers documents sont mis en ligne dès ce jour pour les contribuables non mensualisés parmi les 32 millions de propriétaires concernés ; les contribuables mensualisés n’y auront accès qu’à partir du 19 septembre, avant un envoi papier échelonné dans les semaines qui suivent.
Le montant réclamé en 2026 progresse peu. La valeur locative cadastrale, base de calcul de l’impôt, augmente de 0,8 % en 2026, contre 3,9 % en 2024 et 7,1 % en 2023. Cette revalorisation, indexée sur l’inflation, et le maintien des taux par les municipalités expliquent la hausse mesurée sur la facture moyenne : elle passe de 1 117 euros en 2025 à 1 126 euros, soit 9 euros de plus, rapporte La Dépêche.
Le détail par type de bien confirme cette stabilité relative : 1 081 euros pour une maison (contre 1 072 euros en 2025), 858 euros pour un appartement (contre 851 euros).
Les collectivités locales ont largement choisi de ne pas relever leurs taux. Le cabinet FSL relève même une baisse de 0,2 % dans les villes de plus de 100 000 habitants. Le cabinet explique ces arbitrages par « un contexte de renouvellement municipal et d’incertitudes entourant l’adoption de la loi de finances pour 2026 ».
Calendriers selon le mode de paiement
Les contribuables qui règlent leur taxe en une seule fois peuvent consulter leur avis dès le 27 août 2026 dans l’onglet Documents de leur espace personnel sur impots.gouv.fr. La version papier, elle, arrivera par courrier entre le 24 août et le 21 septembre 2026. Rien d’anormal si l’avis ne tombe pas dès le premier jour : ces dates marquent le début d’une période de mise à disposition, pas une réception garantie.
Pour les foyers mensualisés, le calendrier est décalé. L’avis en ligne ne sera accessible qu’à partir du 19 septembre 2026, et l’envoi postal s’étalera entre le 21 septembre et le 9 octobre. Dans certains cas, l’avis peut être établi encore plus tard, ce qui repousse d’autant la date limite de paiement.
Le montant réclamé dépend, rappelons-le, de la situation du bien au 1ᵉʳ janvier : la taxe est due par le propriétaire ou l’usufruitier, même si le logement est loué. Un abattement de 50 % s’applique à la valeur locative avant application des taux votés par la commune et l’intercommunalité, sans oublier les taxes annexes comme celle des ordures ménagères, qui peuvent faire varier la facture indépendamment du taux communal.
Payer avant le 15 ou le 20 octobre
Échéances coexistent. Pour un règlement par chèque, virement ou espèces, la date butoir est fixée au 15 octobre 2026 à minuit, mais cette option n’est ouverte que si le montant dû ne dépasse pas 300 euros. Au-delà, le paiement dématérialisé devient obligatoire. Pour un règlement en ligne, via l’espace personnel ou en flashant le code présent sur l’avis, la limite est repoussée au 20 octobre 2026 à 23h59.
Ceux qui optent pour le prélèvement à l’échéance verront la somme débitée une dizaine de jours après la date limite. Pour en profiter dès 2026, il faut y adhérer avant le 30 septembre 2026 ; passé cette date, l’inscription ne prendra effet qu’en 2027.
Tout retard expose à une majoration automatique de 10 % du montant dû, prévue par l’article 1730 du Code général des impôts. Elle s’applique aussi bien à un règlement partiel qu’à une mensualité non honorée. En cas de difficultés financières, il reste possible de solliciter un délai de paiement ou une remise gracieuse auprès de son centre des finances publiques.
L’administration fiscale rappelle qu’un règlement en espèces ou par carte bancaire reste possible auprès d’un buraliste ou partenaire agréé pour le paiement de proximité, sur présentation de l’avis. Quant à la mensualisation classique, dix prélèvements sont opérés le 15 de chaque mois, de janvier à octobre, avec une possibilité d’étalement jusqu’en décembre en cas de forte hausse. Pour en bénéficier dès janvier 2027, la demande doit être formulée dans l’espace personnel avant le 15 décembre 2026.






