L’entreprise ferroviaire Velvet a obtenu sa licence d’exploitation sur le réseau ferroviaire français. L’annonce a été faite ce mardi : le document a été délivré par le ministère des Transports, une étape que la société attendait pour avancer dans son projet de concurrencer la SNCF sur les trains à grande vitesse.
Cette licence figure parmi les deux autorisations obligatoires pour exercer une activité de transport ferroviaire en France. Elle ouvre la voie à une exploitation dans l’ouest du pays, avec quatre destinations prévues au départ de Paris : Bordeaux, Nantes, Angers et Rennes, informe RMC. Le lancement de ces liaisons est annoncé à partir de 2028.
Un premier feu vert avant deux nouvelles étapes
Pour Velvet, cette licence d’entreprise ferroviaire vaut confirmation de sa solidité juridique et financière. La société a été fondée par Rachel Picard, ancienne dirigeante de la SNCF. Selon Thimothy Jackson, co-fondateur de Velvet, ce document « donne accès aux infrastructures essentielles et à l’embauche du personnel opérationnel ».
Deux démarches restent à accomplir avant tout premier départ :
- commander les créneaux de passage auprès de SNCF Réseau
- obtenir le certificat de sécurité
Sur le plan financier, la société a réuni un milliard d’euros pour construire son offre, et a investi 850 millions d’euros pour acheter douze rames Avelia Horizon neuves, commandées auprès d’Alstom.
Le marché français à grande vitesse s’est ouvert à la concurrence, mais la SNCF conserve une prédominance quasi totale sur les lignes hexagonales. L’opérateur historique doit déjà composer avec l’italien Trenitalia, présent sur l’axe Paris-Lyon-Marseille et vers Milan. L’espagnol Renfe, lui, révise ses ambitions à la baisse : le projet de liaison Barcelone-Toulouse a été abandonné, et son périmètre se limite désormais à deux liaisons transfrontalières quotidiennes, Marseille-Madrid et Lyon-Barcelone.
D’autres acteurs visent encore le marché français, parmi lesquels Le Train, Kevin Speed et le britannique Virgin. Face à cette multiplication d’initiatives privées, la SNCF réclame que ses futurs rivaux ne se limitent pas aux lignes les plus lucratives et desservent aussi les gares intermédiaires d’aménagement du territoire.
L’annonce concernant Velvet a suscité des réactions dans l’émission Estelle Midi, mardi 1ᵉʳ septembre 2026. Le journaliste Benjamin Muller a jugé la nouvelle positive : « Plus il va y avoir de la concurrence, plus ça va tirer les prix vers le bas, donc réjouissons-nous de ça », a-t-il lancé, rappelant avoir déjà dénoncé les prix pratiqués par la SNCF dans cette émission.
TGV: un nouveau concurrent débarque pour casser le monopole de la SNCF dans l'Ouest ► https://t.co/qzIBK5bfXP pic.twitter.com/y5yGxdqpwW
— Estelle Midi (@EstelleMidi) September 1, 2026
La présentatrice Estelle Denis a partagé cet optimisme, espérant surtout une hausse du nombre de trains disponibles. « Les trains, quand vous y prenez, même deux mois à l’avance, pour le sud de la France, ils sont complets tout de suite », a-t-elle observé.
D’ici là, Velvet doit encore décrocher son certificat de sécurité et négocier ses créneaux auprès de SNCF Réseau avant de faire rouler la moindre rame vers l’ouest du pays.




