En vidant la vieille remise de son grand-père, un homme est tombé sur 97 cartouches de jeux NES encore neuves, toujours sous leur blister d’origine. La découverte a eu lieu à Waukesha, dans le Wisconsin, aux États-Unis. Le carton était resté scellé depuis plus de 30 ans, épargné par l’humidité et la lumière.
Le grand-père, décédé, gérait autrefois un service de livraison qui desservait les grands magasins de la région. C’est cette remise qu’a vidée Thor Jensen, patron d’une boutique spécialisée dans le retrogaming dans le Wisconsin. L’histoire a été racontée par Kevin Braun, gérant du magasin Waukesha Video Games, dans un entretien accordé au média Nintendo Wire.
L’immense majorité du lot rassemble des titres cultes de Nintendo, à commencer par Super Mario Bros. et Duck Hunt. Parmi les cartouches figurent aussi des éditions dites « Glossy Sticker Seal » et « Oval SOQ », des tirages ultra-limités distribués pendant de courtes fenêtres de commercialisation à la fin des années 1980.
Le stock a été confié à PSA, organisme de référence mondiale pour l’authentification et la notation d’objets de collection. Douze jeux du lot dépassent la note de 9,6 sur 10. Mieux encore, une cartouche de Duck Hunt a décroché la note maximale de 10 sur 10, qualifiée de perfection absolue et jugée rarissime, à l’image de la difficulté d’obtenir un 10 lors du grading de cartes Pokémon chez le même organisme.
Sur le marché des enchères spécialisées, certaines cartouches sont estimées jusqu’à 8 500 euros l’unité. La valeur cumulée de l’ensemble du carton dépasse largement les dizaines de milliers de dollars.
Le sort réservé à la collection n’est pas tranché de manière uniforme. Une partie des pièces sera exposée et non vendue, tandis qu’une autre ira aux enchères. Une part des gains issus de ces ventes sera reversée à des œuvres caritatives.
Trouver une seule cartouche scellée dans un tel état relève déjà de l’exceptionnel. Tomber sur 97 exemplaires au même endroit est comparé, dans le milieu du retrogaming, à la découverte d’un gisement de diamants. L’histoire relance une question familière aux amateurs du genre : combien de garages, de caves ou de remises abritent encore, sans que personne ne le sache, ce genre de trésor.




