La semaine s’ouvre sous un ciel encore estival et se referme sous la pluie et le froid. Entre le lundi 5 et le vendredi 9 octobre, le pays va connaître un contraste marqué, avec des températures qui finiront par passer sous les normales de saison en fin de période, selon les prévisions du météorologue Cyril Wuest, rapportées par La chaîne météo.
Un début de semaine encore estival
Lundi et mardi, le soleil domine et la chaleur persiste sur la majeure partie du territoire. L’indicateur thermique national, qui mesure la température moyenne sur l’ensemble du pays, devrait frôler les 20°C, un niveau nettement supérieur à la moyenne de saison, habituellement établie autour de 15°C. Seul bémol pour ces deux journées : un risque d’orage le mardi 6 octobre, mais localisé à l’ouest du pays et sur le pourtour méditerranéen.
Mercredi, la journée la plus pluvieuse de la semaine
Le mercredi 7 octobre marque le vrai tournant. Un air polaire venu du nord vient remplacer la masse d’air chaud installée depuis plusieurs jours, un conflit que les météorologues jugent propice à la formation d’une dépression. Résultat : des précipitations sont attendues sur quasiment tout le pays, avec des orages dans l’Ouest, le centre et sur l’arc méditerranéen.
Jeudi, la pluie s’installe durablement vers les Pyrénées et l’est de la France. Mais c’est surtout au niveau des températures que le changement se fait sentir.
L’indicateur thermique national tombe à 14°C le jeudi 8 octobre, puis à 12,3°C le vendredi, qui s’annonce comme la journée la plus froide depuis longtemps au niveau national. Les maximales, elles, s’établiront entre 15 et 20°C du nord au sud en fin de semaine, soit une baisse de 5 à 10°C par rapport au début de semaine.
L’écart le plus spectaculaire se jouera à l’est du pays. Cyril Wuest précise : « Entre lundi et vendredi, la baisse pourra atteindre 10 à 15°C sur certains secteurs du Grand Est, de Bourgogne-Franche-Comté, d’Auvergne-Rhône-Alpes ou des reliefs alpins. » Un risque de gel nocturne reste incertain, mais le mercure devrait descendre bien en dessous de 10°C à l’aube par endroits vendredi matin.
Ce coup de froid de fin de semaine reste un épisode isolé dans un tableau dominé par la chaleur depuis plusieurs mois. Jeudi 1er octobre, l’indicateur thermique national affichait encore 19,05°C sur la journée, soit 2,71°C de plus que les standards de saison, malgré un léger repli par rapport au début de la semaine.
Le thermomètre devait d’ailleurs déjà remonter pendant le week-end du 3-4 octobre, avant la nouvelle poussée de chaleur de lundi et mardi.
Il faut remonter aux premiers jours de mai 2026 pour retrouver une séquence de plus de deux journées où il a fait plus frais que les normales. Depuis le 20 mai 2026, date à laquelle les températures ont commencé à s’emballer, le scénario chaud l’a systématiquement emporté.
Côté pluie, aucune quantité importante n’est attendue en France dans les quatre prochaines semaines, alors que les sols en auraient besoin, hormis un possible épisode méditerranéen en milieu de semaine prochaine dans le sud du pays.
Le bulletin de prévisions saisonnières élaboré par METEO CONSULT pour La Chaîne Météo confirme cette tendance de fond. Le signal thermique est jugé le plus fiable : octobre, novembre et décembre s’annoncent tous plus doux que la normale, avec un pic d’anomalie probable en novembre, où les températures pourraient dépasser les normales de plus de 2°C.
En novembre 2026, le retour de pluies plus abondantes est également attendu, autour de +20 % à l’échelle nationale et surtout à l’ouest, avec un risque d’inondations à surveiller. Décembre conserverait une tendance douce et océanique, propice à une recharge progressive des ressources en eau, avec de la neige attendue essentiellement en haute montagne.
Cette évolution est en partie liée à un puissant épisode El Niño en cours, susceptible de renforcer le courant-jet et le rail des dépressions sur l’Atlantique Nord, ce qui augmenterait la probabilité de flux océaniques doux et humides sur l’Europe occidentale.
Le phénomène ne détermine toutefois pas à lui seul la météo de la région. Pour la suite de l’hiver, la tendance reste plus incertaine, avec un possible retour du froid sur la Russie et la Scandinavie.







