Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Le marché de la cigarette électronique en France





Le 15 Juin 2020, par Partenaire

L’e-cigarette se développe en France, avec environ 2 millions de vapoteurs dans le pays en 2018. L’étude réalisé par l’institut Xerfi a révélé une tendance à la hausse et a suggéré de nouvelles perspectives intéressantes pour les années à venir. Au cours des trois prochaines années, on s’attend à une forte croissance du secteur.


L’étude de Xerfi, intitulée « Le marché de l’e-cigarette d’ici 2021 » offre un aperçu du marché actuel et projette l’état de l’industrie au cours de trois années consécutives. Selon l’étude, les raisons du récent succès des cigarettes électroniques en France sont nombreuses. Les fumeurs se tournent de plus en plus vers ces alternatives aux cigarettes traditionnelles. La hausse continue du prix du tabac a aussi stimulé la croissance du marché de l’e-cigarette. Les nouvelles innovations vont également aider à dynamiser le marché. Enfin, la visibilité du vapotage devrait être soutenue par les buralistes qui intègrent de plus en plus ces produits sur leur rayon.
 

Les débuts de l’e-cigarette en France


Les cigarettes électroniques ont fait ses débuts en France dans les années 2010. Ces dispositifs ont pour objectif d’aider les fumeurs à se défaire peu à peu des cigarettes traditionnelles. L’e-cigarette a ainsi été perçue comme une option beaucoup plus saine et a continué à connaître une popularité grandissante. Les cigarettes électroniques sont devenues le substitut nicotinique par excellence entre 2011 et 2014. Il a suffit de trois ans pour voir ces dispositifs touchés un grand nombre d’utilisateurs, qu’ils soient fumeurs ou non.
Cependant, le secteur a aussi eu ses détracteurs. Les rumeurs sur les effets négatifs de l’e-cigarette ont contribué à freiner la croissance de l’industrie. Le manque de réglementation a aussi favorisé ces inquiétudes concernant la consommation de cigarettes électroniques. Afin de remettre le dispositif sur les rails, il a fallu la mise en œuvre des directives sur les produits du tabac. Celles-ci a permis de poser les premières mesures de normalisation du secteur.
Toutefois, ces directives n’ont pas aidé l’industrie de l’e-cigarette, qui est désormais assimilée au tabagisme. Heureusement, en 2017, une réglementation assez stricte a permis de relancer le marché. En effet, ces dispositifs sont considérés comme des produits réglementés. En 2019, le marché de l’e-cigarette a enregistré un chiffre d’affaires de plus de 820 millions d’euros.
 

La situation du marché en chiffres


Tous ces éléments se traduisent par des prévisions très positives pour l’industrie du vapotage. Comme indiqué, le marché français de l’e-cigarette vaut 820 millions d’euros, ce qui place la France à la troisième place derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. C’est une hausse remarquable en termes de profit. De 2017 à 2018, le marché a progressé de 21 %.
La plupart des produits vendus en France proviennent de Chine. Les e-liquides français représentent cependant un tiers des ventes. L’étude de Xerfi a une nouvelle fois souligné l’importance des magasins spécialisés, qui représentent 55 % de l’ensemble des ventes d’e-cigarettes dans le pays. Les ventes en ligne sont pour l’instant loin derrière. Malgré cela, on assiste aujourd’hui à une véritable révolution numérique. De plus en plus de boutiques virtuelles se spécialisent en effet dans ce secteur.
 

La consommation et la production d’e-cigarettes en France


La France est fortement impliquée sur le marché du vapotage. En plus d’être une grande consommatrice, le pays regroupe aussi de nombreux fabricants de produits liés aux e-cigarettes. Plusieurs marques sont aujourd’hui spécialisées dans la conception d’e-liquides en France. Certaines enseignes se sont même faites connaître à l’internationale. A titre d’exemple, une marque française a été élue meilleur fabricant d’e-liquide récemment.
Les enseignes françaises ont été à l’origine de la croissance des ventes entre 2017 et 2018. Elles ont permis la progression des ventes à hauteur de 21 %. Cette tendance s’est poursuivie en 2019, à cause notamment de la hausse du prix du tabac. Selon l’étude de Xerfi, 2021 sera une année importante pour le marché, car il devrait atteindre un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros. Grâce à une participation interne très soutenue, le marché peut s’auto-alimenter.
 

Les dernières tendances sur le marché


Monde de l’art, célèbre pour sa gastronomie, capitale de la mode… la France est probablement la destination idéale pour stimuler la créativité des fabricants d’arômes. Les e-liquides allient originalité, odeur et goût. Ainsi, la France est parfaite pour les enseignes spécialisées dans la conception d’e-liquides. Grâce à cela, elles peuvent parfaitement développer des produits innovants qui suscitent l’intérêt des utilisateurs, mais aussi des non initiés.
Les arômes fruités sont très tendances à l’heure actuelle. Le goût fruité apporte une touche de fraîcheurs à l’e-liquide et cela séduit les vapoteurs. D’autre part, certains fabricants misent sur l’exotisme pour se démarquer de la concurrence. Concernant les e-cigarettes, les Français sont plus attirés par les dispositifs beaucoup plus petits qui offrent une meilleure praticité. Les matériels surpuissants étaient très à la mode entre 2017 et 2018, surtout après des jeunes. Toutefois, les tendances ont évolué et les utilisateurs se tournent désormais vers des  e-cigarettes plus pratiques et ergonomiques.
 

La réglementation du marché français


La réglementation de l’industrie de l’e-cigarette en France à aider le pays à rassurer les consommateurs, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis. Les cigarettes électroniques commercialisées en France contiennent en plus moins de nicotine, par rapport à celles vendues sur le territoire américain. Un taux minimal de nicotine a en effet été établi par la réglementation européenne, adoptée en France. Il est de l’ordre de 20 mg/l. De plus, l’utilisation de certains additifs est aussi interdite en France.
L’ANSES (Agence française de sécurité sanitaire des aliments, de l’environnement et du travail) est en charge de contrôler les produits de vaporisation dans l’Hexagone. Ils doivent tous passer par cet organisme avant leur commercialisation. La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) effectue aussi des vérifications pour garantir une meilleure transparence sur la composition des produits vendus.
Par ailleurs, les cigarettes électroniques sont fortement interdites dans les transports publics, les espaces de travail fermés et les écoles. Toutefois, les propriétaires des restaurants peuvent décider ou non d’autoriser l’utilisation de ces dispositifs dans leur établissement. Une amende de 35 euros est infligée aux personnes fumant dans des lieux interdits.




1.Posté par ecig le 16/06/2020 14:27 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Depuis 2016, les ventes de cigarettes électroniques et des accessoires associés repartent à la hausse. La directive européenne sur les produits du tabac imposé par le gouvernement français vient en aide à la vape, qui échappe par la même occasion à une interdiction sur le territoire grâce à la Tobacco Products Directive ou TPD. La TPD permet en effet d'encadrer les produits de la vape en tant que produits du tabac connexe, tout en imposant aux pays membres de l'Union Européenne une certaine réglementation.

Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"



Les entretiens du JDE

Institut Sapiens : « Les concessions autoroutières préservent l’intérêt général »

​Jean-Luc Favène, Directeur Général de Lissac : "Notre modèle de franchise à tout pour séduire indépendants et primo-franchisés"

Quand Wall Street revêt les ailes d’Icare

La France doit consacrer l’importance stratégique d’une filière de l’hygiène

Sacha Lazimi (Yubo) : « En termes de communauté, nous sommes la première application sociale 100 % made in France »

Relance économique : de la nécessité d’intégrer la sécurisation des échanges inter-entreprises

Le chômage américain baisse… si vous excluez les CDD

TwentyTwo Real Estate: "agilité et rigueur face au risque" (Daniel Rigny)













Rss
Twitter
Facebook