“Ça ne se vend plus” : la chute des formats familiaux confirme un changement chez les Français

Les Français délaissent les gros packs au profit des mini-portions.

Publié le
Lecture : 2 min
“Ça ne se vend plus” : la chute des formats familiaux confirme un changement chez les Français
“Ça ne se vend plus” : la chute des formats familiaux confirme un changement chez les Français | journaldeleconomie.fr

La manière de consommer change en France : on observe une nette montée des achats de mini‑portions au détriment des gros packs classiques. Un reportage du JT de TF1 diffusé le 10 mars 2026 met en lumière cette évolution, liée à plusieurs facteurs économiques et sociaux. Les observations ont été faites dans des zones comme la Loire et le Rhône.

Ça bouge dans nos habitudes d’achat

Le reportage montre clairement la tendance : les packs familiaux, autrefois populaires, cèdent du terrain aux mini‑formats. À l’Intermarché d’Oullins, dirigé par Christophe Dejob, les rayons parlent d’eux‑mêmes. Les clients privilégient désormais les formats réduits, perçus comme plus pratiques et avec un coût d’achat immédiat inférieur, reflétant une offre de snacking élargie. Christophe Dejob explique que le magasin a dû s’adapter en proposant des produits faits sur place pour répondre à ces nouvelles demandes. On trouve maintenant toute une gamme de petits produits : snacks, chips, sandwichs, salades et les fameux mini‑saucissons, la stratégie commerciale se recentre donc sur ces besoins contemporains.

L’usine d’Aoste dans la Loire, acteur important de la charcuterie sèche, illustre bien ce basculement. L’usine produit 125 millions de petits saucissons chaque année, sur une surface de 36 000 m², et a investi 8 millions d’euros pour augmenter sa production face à la demande. Patrick Bombart, chef de groupe chez Aoste, affirme que « ce produit‑là, c’est le produit historique » de la marque, qui représente 50 % de leurs ventes.

Plusieurs raisons expliquent ce choix. Beaucoup veulent éviter le gaspillage : « Pour éviter déjà le gâchis… », confie une consommatrice dans le reportage, soulignant l’importance de réduire le gaspillage alimentaire. L’argument économique joue aussi un rôle, même s’il est plus subtil : les mini-portions sont souvent plus chères au kilo, mais le ticket d’achat est plus bas, ce qui les rend attractives pour un achat immédiat, malgré les prix alimentaires élevés. Exemple donné : un petit paquet de chips à 1,10 € contre un grand format à 4,50 €.

Les changements démographiques pèsent aussi dans la balance. En France, le nombre de personnes vivant seules a doublé en 30 ans, rendant les gros packs moins adaptés. Selon NielsenIQ, le marché des portions individuelles progresse d’environ 10 % par an, signe d’une tendance profonde et durable.

Laisser un commentaire

Share to...