Congé parental : comment calculer sa retraite ?

Saviez-vous que chaque période de 90 jours de congé parental peut vous valider un trimestre de retraite, sans cotisation supplémentaire ?

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Congé parental : comment calculer sa retraite ?
Congé parental : comment calculer sa retraite ? | journaldeleconomie.fr

Le congé parental, même s’il est primordial pour l’éducation des enfants, peut changer la donne quand vient le temps de la retraite. À une époque où les réformes visent à réduire les inégalités entre hommes et femmes, il est important de savoir comment ce temps d’arrêt affecte votre future pension. Ce sujet prend d’autant plus d’importance avec les modifications apportées par la réforme des retraites de 2023, qui cherchent à mieux intégrer ces périodes dans le calcul des droits à la retraite.

Comprendre comment le congé parental agit sur votre retraite

Prendre un congé parental, c’est généralement mettre sa vie pro en pause pour se consacrer à ses enfants, ce qui peut influencer le nombre de trimestres assurés nécessaires dans le système français. Pour compenser cette interruption, le système français permet de valider des trimestres dits « assimilés », ce qui est crucial pour éviter une retraite minimale. En effet, chaque période de 90 jours de congé parental à temps plein donne droit à un trimestre d’assurance retraite. On peut ainsi valider jusqu’à 4 trimestres par an, avec une limite totale de 12 trimestres sur l’ensemble du congé parental.

Ces trimestres validés ne demandent pas de cotisations en plus. Cela permet aux parents – et surtout aux mères qui représentent 14 % contre seulement 1 % des pères (selon une étude de l’OFCE) – de ne pas voir leur retraite diminuer malgré l’interruption de leur activité professionnelle.

La réforme des retraites 2023 : vers plus de justice

La réforme des retraites de 2023 a intégré plusieurs mesures importantes sur le congé parental, visant à réduire les inégalités de genre. Désormais, les périodes de congé parental peuvent être prises en compte pour le calcul des trimestres cotisés, notamment pour ceux qui ont débuté leur carrière à un jeune âge. Cela permet aux femmes, principales utilisatrices du congé parental, de limiter les effets négatifs sur leur carrière et leur future pension.

De plus, cette réforme prévoit une « surcote parentale » pour les parents qui reprennent le travail après un congé parental et continuent jusqu’à 63 ans. En travaillant chaque trimestre supplémentaire entre 63 et 64 ans, la pension de base augmente de 1,25 %, ce qui peut représenter une majoration annuelle potentielle de 5 %.

Les démarches et différences entre congés

Pour profiter des trimestres supplémentaires liés au congé parental, il faut envoyer à la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (Carsat) l’attestation remise par l’employeur. Il est conseillé de faire cette démarche dès la fin du congé pour éviter les oublis.

Côté avantages pour la retraite, il est important de distinguer le congé parental des autres types de congés, comme le congé maternité ou celui d’adoption. Par exemple, le congé maternité ouvre droit à 8 trimestres (4 pour la grossesse/l’accouchement et 4 pour l’éducation), et en cas d’adoption, ce sont encore 8 trimestres qui sont attribués. Pour les enfants en situation de handicap, chaque période de 30 mois d’éducation donne droit à un trimestre supplémentaire gratuit, et ce, jusqu’à concurrence de 8 trimestres (ce dispositif permet d’envisager un départ en retraite à taux plein dès 65 ans).

Vers un avenir plus équilibré

L’intégration du congé parental dans le dispositif des carrières longues vise à atténuer les inégalités professionnelles et financières que rencontrent surtout les femmes, dans le cadre de la réforme des retraites. Avec la réforme actuelle et des ajustements ciblés comme l’AVPF (Assurance Vieillesse des Parents au Foyer), ces mesures représentent un pas vers une meilleure parité entre hommes et femmes en matière de retraite.

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