Dans une situation mondiale marquée par des crises économiques, des tensions géopolitiques et une inflation persistante, les réserves nationales d’or jouent un rôle fondamental. Elles représentent souvent le rempart sur lequel de nombreux pays s’appuient pour donner du crédit à leur monnaie et se protéger contre les variations du marché. En 2025, l’or n’est pas seulement une matière de valeur, c’est aussi un indicateur géoéconomique de premier plan.
L’or au cœur de la stratégie
Les réserves d’or présentent plusieurs atouts. Pour commencer, elles renforcent la crédibilité des monnaies nationales en servant de garantie lors des périodes difficiles. Cette fonction est d’autant plus appréciée quand les marchés mondiaux font preuve d’une grande imprévisibilité. En outre, l’or agit comme un véritable valeur refuge pour les États, surtout quand l’économie et la politique semblent un peu chamboulées. Comme le rappellent les économistes d’ING cités par BFM Bourse, « l’or reflète depuis longtemps les tensions économiques et politiques mondiales, son prix augmentant généralement en période d’incertitude ».
Les grands noms du secteur
En 2025, les États-Unis restent en tête avec 8 133,46 tonnes d’or, principalement stockées à Fort Knox, ce qui représente près de 75 % de leurs réserves de change, soulignant l’importance du marché de l’or. Cette stratégie sur le long terme vise à maintenir la confiance dans le dollar américain.
Du côté de l’Europe, un rapport publié sur Statista confirme que l’Allemagne enregistre 3 350,25 tonnes, suivie de l’Italie avec 2 451,84 tonnes, puis de la France qui détient 2 437 tonnes. La Russie, avec ses 2 329,63 tonnes, continue également de consolider sa position malgré des sanctions internationales.
L’essor en Asie et le cas de l’Inde
Depuis 2020, la Chine a boosté ses réserves d’or en ajoutant environ 350 tonnes, pour atteindre un total de 2 302 tonnes en juin 2025. L’idée derrière cette démarche est de réduire sa dépendance au dollar américain et de mettre en valeur le yuan sur la scène internationale.
De son côté, l’Inde suit la même lancée en augmentant significativement ses réserves. Avec près de 880 tonnes, elle se positionne comme le huitième détenteur mondial. Le but ici est de donner un coup de pouce à la roupie face aux turbulences économiques.
Les hauts et bas du prix de l’or et comment font les banques
En 2025, l’once d’or a dépassé la barre des 4 000 € (environ 3 700 €), et selon les prévisions, elle devrait grimper pour atteindre environ 4 150 € (soit près de 3 860 €) en 2026. Ce mouvement traduit à la fois les remous économiques actuels et une tendance déjà observée lors de précédentes périodes de crise.
Face à ce tableau, les banques centrales se montrent actives en diversifiant leurs avoirs pour limiter leur exposition à l’euro et aux sanctions économiques qui pourraient survenir. D’ailleurs, certaines préfèrent garder leurs avoirs discrets vis-à-vis du FMI, afin de mieux gérer leurs stratégies financières.





