Les propriétaires de résidences secondaires viennent de s’acquitter du solde de leur taxe d’habitation. Cet impôt, supprimé pour les résidences principales en 2023, continue de s’appliquer à ce type de bien.
La date limite de paiement était fixée au 20 décembre. À cette échéance s’ajoutent les charges classiques de tout logement : entretien, réparations, énergie, eau, charges de copropriété, assurance habitation, taxe foncière et taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Une résidence secondaire permet de se ressourcer et d’accueillir ses proches, mais la note peut grimper vite.
Dans certaines communes situées en zones tendues, une majoration de la taxe foncière peut en outre être décidée par les municipalités pour limiter les logements vacants.
Louer ou rénover pour faire baisser les charges
Plusieurs pistes se dégagent pour réduire ces coûts. La première consiste à mettre le logement en location pendant les périodes d’inoccupation. La seconde, moins spontanée mais efficace sur la durée, passe par la rénovation énergétique, explique Effy.
Une maison non chauffée pendant une longue période demande beaucoup d’énergie pour retrouver une température agréable, surtout dans les régions aux hivers rigoureux ou humides. Un logement mal ventilé ou mal isolé affiche souvent un taux d’humidité élevé, ce qui oblige à chauffer davantage pour un confort correct. L’isolation thermique reste la priorité : elle apporte un confort rapide en hiver sans faire grimper la facture, et garde le logement frais en été.
Plusieurs équipements permettent d’affiner la gestion du chauffage :
- un thermostat programmable pour piloter précisément la température et les plages horaires de chauffe,
- ou un thermostat connecté qui permet d’allumer le chauffage à distance et de trouver une maison chaude à l’arrivée.
Certains fournisseurs d’énergie proposent aussi un suivi à distance de la consommation d’énergie et d’eau, utile pour repérer une surconsommation inhabituelle et réagir vite.
Des aides réservées, d’autres exclues
La rénovation énergétique devient parfois une obligation avant même d’envisager une mise en location. Un logement classé DPE F ou G ne peut plus démarrer de location saisonnière dans les communes de plus de 200 000 habitants, ni dans celles des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis, dans les zones soumises à autorisation de changement d’usage, tant que des travaux n’ont pas été engagés. Pour les autres cas, l’échéance pour atteindre au minimum un DPE D est fixée au 1er janvier 2034.
Pour financer ces travaux, les résidences secondaires peuvent bénéficier de la TVA à taux réduit, de la prime énergie liée aux certificats d’économies d’énergie et d’une exonération de taxe foncière. La prime énergie couvre l’isolation des combles, des murs, de la toiture, des planchers, des fenêtres ou portes-fenêtres, ainsi que le changement d’équipement de chauffage (pompe à chaleur, chaudière à bois) ou de production d’eau chaude sanitaire (chauffe-eau thermodynamique ou solaire).
MaPrimeRénov’ et l’éco-prêt à taux zéro, en revanche, restent réservés aux résidences principales.




