Alors que le gouvernement s’apprête à présenter la nouvelle version de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 lors d’un conseil des ministres prévu le mercredi 8 avril, une annonce majeure attire l’attention. L’actualisation du texte ne prévoit aucun ajout d’unités significatives dans certaines catégories de l’armée française, comme les avions Rafale ou les frégates de premier rang, malgré l’augmentation substantielle du budget de la défense.
Un budget en hausse, mais pas plus de matériel en nombre
La LPM pour la période 2024-2030 bénéficie d’une revalorisation de 36 milliards d’euros, reflétant un effort budgétaire significatif. Cet effort financier vise l’objectif ambitieux de consacrer 2,5 % du PIB à la défense d’ici 2030, notamment par le biais d’un fonds pour la défense. Malgré cette hausse, les formats actuels des armées, fixés par le Livre blanc de 2013, ne bougeront pas.
L’armée de l’air et la Marine conserveront donc leurs 225 Rafale, répartis en 185 pour l’armée de l’air. La Marine nationale restera dotée de 15 frégates de premier rang (dont 8 FREMM, 5 FDI et 2 Horizon), accompagnées d’un porte-avions, de 3 porte-hélicoptères et de 6 sous-marins nucléaires d’attaque de la classe Barracuda.
Selon La Tribune, l’évolution de la LPM vise principalement « à accélérer le mouvement de modernisation de nos capacités et l’aptitude de notre modèle capacitaire à un engagement de haute intensité de nos armées », malgré les vulnérabilités logistiques existantes. Concrètement, cela passe, par exemple, par une augmentation du nombre de systèmes de défense aérienne SAMP/T NG, qui devrait grimper de 8 à 10 d’ici 2030.
Renouveler et moderniser : ce qui arrive dans les équipements
Le renouvellement des équipements met l’accent sur l’amélioration des capacités aériennes et maritimes, contribuant au renforcement des capacités militaires. Côté air, 6 avions de transport tactique A400M supplémentaires viendront renforcer les forces, tandis que 2 Mirage 2000D rénovés s’ajouteront à la flotte, portant le total à 50 unités. L’acquisition de nouveaux moyens de surveillance continue avec l’intégration prévue d’un Global Eye, qui devrait être opérationnel avant 2030.
En mer, la surveillance et l’intervention seront aussi renforcées : 3 nouveaux avions Albatros viendront remplacer progressivement 3 des 4 anciens Falcon 50. La Marine s’équipera en outre de 18 systèmes SIMBAD RC supplémentaires fabriqués par MBDA, ce qui portera le total à 26 systèmes. Parallèlement, le nombre de systèmes anti-drones sera augmenté pour atteindre au moins 30 unités d’ici à 2030.





