Dans un paysage économique en constante évolution, les épargnants français prennent des décisions financières réfléchies pour optimiser leurs placements. En novembre dernier, malgré une légère baisse des encours sur certains livrets réglementés, le taux d’épargne des ménages est resté remarquablement élevé, montrant un déplacement stratégique de fonds vers d’autres produits financiers, notamment l’assurance vie. Ce comportement prend de l’importance à une époque où les rendements traditionnels reculent, poussant les épargnants à chercher des alternatives plus rémunératrices.
Les livrets réglementés perdent du terrain
Les livrets réglementés comme le Livret A, le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) et le LEP (Livret d’Épargne Populaire) restent très populaires auprès des Français. Pourtant, en novembre, leurs encours ont marqué le pas. Selon Le Parisien, le taux d’intérêt du Livret A a, par exemple, enregistré une baisse de 800 millions d’euros pour retomber à 438,9 milliards d’euros. De la même manière, le LDDS a diminué de 300 millions d’euros, pour atteindre 161,8 milliards d’euros.
Le LEP a fait exception : son encours a augmenté de 200 millions d’euros, atteignant 80,9 milliards d’euros. Ce livret, réservé aux ménages ne dépassant pas un certain seuil de revenus, offre un taux d’intérêt attractif de 2,7 %. Ces variations montrent comment différents profils d’épargnants peuvent faire bouger la valeur des produits d’épargne selon leurs besoins.
Assurance vie, le choix qui monte
Dans ce paysage en mutation, l’assurance vie s’impose comme le grand gagnant. La Caisse des Dépôts l’a récemment qualifiée de « grand gagnant de 2025 ». Un titre mérité : l’assurance vie a connu une hausse annuelle de 6,5 %, portant son encours à 2 100 milliards d’euros à la fin octobre 2025. Cette progression s’explique par la relative stabilité des rendements qu’elle offre, attirant ceux qui cherchent une alternative aux livrets réglementés.
La préférence pour l’assurance vie devient d’autant plus logique que la baisse du taux de rémunération des livrets réglementés a tendance à baisser. Au début de l’année passée, ces taux, sous l’effet d’une moindre inflation, sont passés de 3,0 % en janvier à 1,7 % en août, avec des projections possibles pour février 2026 à 1,5 % voire 1,4 %. Bercy garde toutefois la possibilité d’ajuster ces taux, comme cela a déjà été fait par le passé, pour encourager l’épargne sur ces produits traditionnels.






