L’Assemblée nationale va bientôt débattre d’une proposition qui prévoit une taxe de 2 € par article pour les colis d’une valeur inférieure à 150 € venant de pays hors Union européenne. Cette mesure a été étudié dans le cadre du projet de loi des finances du 13 novembre et fait partie d’une réforme douanière plus large. Elle vise surtout à réguler le flot important de colis provenant de plateformes chinoises comme Shein, Temu et Aliexpress. Avec la fin prochaine de l’exonération des droits de douane sur ces envois – prévue par l’Union européenne dès le premier trimestre 2026 – on peut s’attendre à un véritable remaniement dans le domaine du commerce en ligne.
Qu’est-ce que les plateformes cherchent à faire ?
L’idée derrière cette taxe est simple : viser de près les plateformes chinoises qui inondent le marché européen d’importations à petits prix, explique RTL. En 2024, près de 4,6 milliards d’envois d’une valeur inférieure à 150 € ont été enregistrés en Europe, dont 91 % venaient directement de Chine. Ces chiffres montrent bien qu’il fallait trouver une solution pour mieux suivre ces flux qui échappent aux méthodes fiscales classiques.
Face à cette nouvelle règle, les plateformes chinoises ne restent pas les bras croisés. Elles réfléchissent déjà à des stratégies pour esquiver cette taxe, comme envoyer d’abord leurs produits dans des entrepôts situés dans des pays voisins (par exemple, en Espagne). Certes, cela rajoute des frais logistiques, mais cela pourrait se révéler financièrement intéressant en contournant la nouvelle taxe.
Réactions et conséquences sur l’économie
Le gouvernement français espère que cette taxe sera adoptée dans toute l’Union européenne d’ici la fin de l’année prochaine. Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, s’est dit satisfait de la suppression prochaine des exonérations douanières, considérant que les tentatives de contournement ne seront qu’un passage obligé.
Du côté des consommateurs, les avis se partagent. Martine, explique sur RMC, qu’un jouet pour chat acheté sur Temu reste bien moins cher qu’ailleurs, même avec la taxe en plus. Gérard va dans le même sens en estimant que la différence de prix restera notable malgré ce coût supplémentaire. Par contre, Mayssa trouve que ces taxes pourraient freiner l’envie d’acheter en ligne, tandis que Stermine pense que les produits resteront attractifs face aux prix des magasins physiques. Jules, lui, estime qu’une hausse bien plus marquée des taxes serait nécessaire pour modifier réellement les comportements d’achat.
Regards sur la scène économique et commerciale
Les spécialistes observent également des répercussions plus larges. Yann Rivoallan, président de la Fédération du prêt-à-porter féminin, décrit cette mesure comme une « demi-victoire », précisant qu’elle permettra aux douanes de mieux contrôler les produits importés grâce à un contrôle douanier renforcé. Philippe Goetzmann, expert en grande consommation, anticipe bien une modification des habitudes d’achat sans pour autant provoquer un retour massif aux magasins traditionnels.
Bruxelles prévoit aussi d’ajouter des « frais de traitement » de 2 € par colis pour financer les contrôles douaniers dans l’Union européenne d’ici fin 2026, ce qui s’inscrit dans le cadre des nouvelles taxes envisagées. Cette décision intervient alors que les tensions commerciales avec la Chine sont en hausse.






2 euros maintenant, 5 euros dans 3 ans ? nous français on est très fort pour créer des taxes (TVA ..) … qui a délocalisé ?, qui empêche de faire ses achats en auto en centre ville (parking inexistant, zones à faible émission, permis de conduire à validité réduite malgré les voitures autonomes … )
Je me demande comment va être appliqué cette taxe. La TVA est deja pris en charge par les plateformes, qui sait si tout est reversé a la France ? Si la taxe doit être payée a la livraison ça risque d’être ingérable pour la poste et les sociétés de livraison.