Une plage italienne interdit les parasols et les touristes n’en reviennent pas : voici ce que prévoit la loi française pour l’été 2026

Une plage en Sardaigne interdit les parasols pour les jeunes adultes, provoquant un débat.

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Une plage italienne interdit les parasols et les touristes n'en reviennent pas : voici ce que prévoit la loi française pour l'été 2026
Une plage italienne interdit les parasols et les touristes n’en reviennent pas : voici ce que prévoit la loi française pour l’été 2026 © journaldeleconomie.fr

Avec l’été, les plages se remplissent. Mais l’une d’elles, en Sardaigne, a pris une mesure inattendue sur les parasols. À Punta Molentus, dans la commune de Villasimius sur la côte sud-est de l’île, les parasols sont désormais interdits aux personnes âgées de 10 à 65 ans. La décision, qualifiée de « surprenante et originale », vise à réduire l’encombrement visuel et à préserver un paysage « digne d’une carte postale ». Elle suscite des réactions partagées et pose la question de sa légalité en France.

Une règle italienne qui fait débat

Seuls les plus de 65 ans et les enfants de moins de 10 ans peuvent planter un parasol à Punta Molentus. Les tentes et les tonnelles sont elles aussi interdites. La commune invoque des raisons écologiques et culturelles : limiter la pression humaine sur le site. En France, la protection des écosystèmes côtiers est aussi une priorité.

La décision a fait réagir. Sur la page Facebook de la municipalité de Villasimius, les commentaires mêlent incompréhension et colère. Dans la presse étrangère, comme The Guardian, des internautes ont ironisé en demandant s’il fallait « louer un enfant pour installer un parasol ». Beaucoup pointent aussi un paradoxe : l’accès coûte déjà 10 € d’entrée.

Est-ce que ça pourrait arriver en France ?

Reste une question : un dispositif semblable serait-il possible en France ? Juridiquement, c’est complexe, mais la réponse est oui, sous conditions. L’article L. 2122-1 du Code général de la propriété des personnes publiques (CGPPP) rappelle que la plage relève du domaine public. Ce texte précise que « nul ne peut, sans disposer d’un titre l’y habilitant, occuper une dépendance du domaine public […] ou l’utiliser dans des limites dépassant le droit d’usage qui appartient à tous ». Sur ce fondement, une commune peut, dans certains cas, interdire la pose de parasols, de serviettes ou de tentes coupe-vent. La réglementation des plages françaises est d’ailleurs déjà stricte.

En pratique, l’installation temporaire de ce matériel reste tolérée le temps de « quelques heures ». Mais des arrêtés préfectoraux ou municipaux peuvent fixer des restrictions, en particulier dans les espaces naturels protégés. Ils visent souvent à limiter le nombre d’installations pour préserver les zones sensibles.

Ce que ça change pour la nature et la santé

À Punta Molentus, les règles ont été durcies après plusieurs épisodes, dont un incendie criminel en juillet 2025 qui a entraîné la fermeture temporaire de la plage. Plus de 200 véhicules sont partis en fumée, signe des problèmes liés au surpeuplement. Des « événements marins exceptionnels » ont eux aussi pesé dans la décision.

L’environnement mis à part, l’interdiction soulève aussi un enjeu sanitaire. Les risques de coups de chaleur et de cancers de la peau grimpent quand les températures dépassent 40 °C l’été. Le parasol ne protège pas complètement du soleil, mais il offre un abri que les visiteurs ne peuvent plus forcément utiliser à leur guise.

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