Vague de chaleur en Europe : près de 2 300 décès supplémentaires

L’empreinte climatique de cette canicule est ainsi considérée comme fortement attribuable à l’activité humaine, en particulier à l’utilisation prolongée de combustibles fossiles, à la déforestation et à l’urbanisation dense.

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Une nouvelle vague de chaleur attendue dans les prochains jours
Vague de chaleur en Europe : près de 2 300 décès supplémentaires © journaldeleconomie.fr

La dernière vague de chaleur qui a frappé l’Europe entre la fin juin et le début juillet 2025 a causé environ 2 300 décès, selon une étude conjointe publiée le 9 juillet par des chercheurs du London School of Hygiene and Tropical Medicine et de l’Imperial College London.

Canicule : un excès de mortalité dans 12 grandes villes

L’analyse, relayée par Reuters, porte sur douze métropoles européennes, dont Madrid, Barcelone, Paris, Milan, Rome, Londres et Berlin. Dans ces villes, les températures ont atteint des sommets rarement enregistrés : jusqu’à 45 °C en Espagne, plus de 42 °C en Italie, et plus de 40 °C en France. À Londres, le mercure a dépassé les 36 °C.

Les scientifiques se sont appuyés sur des données de mortalité urbaine collectées entre le 25 juin et le 2 juillet 2025, une période durant laquelle une bulle de chaleur s’est installée sur l’Europe de l’Ouest. En croisant les courbes de température avec les statistiques de décès, ils estiment qu’environ 2 300 personnes sont mortes en lien direct avec la chaleur.

Le rôle déterminant du changement climatique

Parmi ces 2 300 décès, environ 1 500 auraient été évités en l’absence de réchauffement climatique d’origine humaine, soulignent les auteurs de l’étude. L’analyse comparative montre que le réchauffement a rendu la vague de chaleur plus chaude de 2 à 4 °C, et donc trois fois plus meurtrière que si elle s’était produite dans un climat préindustriel.

L’empreinte climatique de cette canicule est ainsi considérée comme fortement attribuable à l’activité humaine, en particulier à l’utilisation prolongée de combustibles fossiles, à la déforestation et à l’urbanisation dense. En Europe, continent qui se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale, les vagues de chaleur deviennent désormais plus fréquentes, plus longues et plus intenses.

L’étude précise que 88 % des décès imputés au changement climatique concernent des personnes âgées de 75 ans et plus. Les causes médicales les plus fréquentes sont les complications cardiovasculaires, les dérèglements respiratoires et les insuffisances rénales aiguës. Le manque d’adaptation des logements (mauvaise isolation, absence de climatisation, absence de ventilation nocturne) aggrave considérablement les risques dans les zones urbaines, notamment dans les logements sociaux et les quartiers denses.

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