L’administration fiscale a publié les plafonds de loyer applicables en 2026, qui permettent, sous conditions, d’échapper à l’impôt sur le revenu pour la location meublée d’une partie de sa résidence principale. Ces nouveaux montants figurent dans une actualité publiée au Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP) le 19 août 2026.
Ce dispositif ne concerne pas seulement les propriétaires. Un locataire peut lui aussi sous-louer une chambre inoccupée pour arrondir ses fins de mois, à condition d’obtenir au préalable l’accord de son propriétaire.
Pour bénéficier de l’exonération, les pièces louées doivent d’abord faire partie de la résidence principale du bailleur, et devenir celle du locataire. Une exception existe : elles peuvent constituer sa résidence temporaire s’il justifie d’un contrat de travail saisonnier.
Second critère, le loyer pratiqué doit rester dans des limites raisonnables, selon les termes employés par le site Service public. Concrètement, l’administration fixe chaque année deux plafonds par mètre carré de surface habitable, charges non comprises, un pour l’Île-de-France et un pour les autres régions. En dessous de ces montants, le loyer est automatiquement considéré comme raisonnable, la loi ne fixant elle-même aucun plafond en valeur absolue.
Pour 2026, le plafond grimpe à 215 euros par mètre carré et par an en Île-de-France, contre 213 euros en 2025. Dans les autres régions, il passe à 159 euros, contre 157 euros l’année précédente. Ces montants sont réévalués chaque 1er janvier en fonction de l’indice de référence des loyers publié par l’Insee, une pratique en vigueur depuis 2006.
Pour une chambre de 10 m², cela donne, selon un exemple cité par Moneyvox, un plafond de 2 150 euros par an en Île-de-France, soit 179 euros par mois, et de 1 520 euros par an ailleurs, soit 126 euros mensuels. Au-delà, l’exonération saute.
Un cas particulier s’applique aux locations habituelles de pièces à des personnes qui n’y élisent pas domicile, comme les chambres d’hôtes. L’article 35 bis du Code général des impôts prévoit dans ce cas une exonération à condition que le montant total perçu reste inférieur à 760 euros TTC par an.
L’ensemble de ce dispositif, aussi bien la location classique d’une pièce de la résidence principale que le régime des chambres d’hôtes, a été prorogé jusqu’au 31 décembre 2026 par l’article 38 de la loi de finances pour 2026.




