WhatsApp, propriété du groupe Meta, change la façon dont ses utilisateurs s’identifient sur la plateforme. Depuis lundi, l’application déploie une fonctionnalité qui remplace les numéros de téléphone par des noms d’utilisateur, ce qui modifie les habitudes de plus de trois milliards de personnes dans le monde, alerte La Tribune.
WhatsApp présente l’arrivée des noms d’utilisateur comme un gain pour la protection des données. L’application reposait jusqu’ici sur l’identification par numéro de téléphone. Elle passe désormais à un système d’alias, comme d’autres réseaux sociaux. L’objectif est d’éviter le partage automatique des numéros lors des échanges, dans les discussions de groupe comme à l’envoi d’un premier message à un nouveau contact.
Une nouvelle façon de protéger la confidentialité
Le passage aux noms d’utilisateur change la logique d’identification. Pour joindre quelqu’un, il faudra connaître son pseudonyme. Une personne ajoutée à un groupe ou qui reçoit un message pour la première fois ne verra plus le numéro de téléphone des autres membres.
En reprenant le modèle d’identité de Facebook et d’Instagram, eux aussi propriété de Meta, WhatsApp rapproche ses services au sein du même écosystème. L’entreprise justifie ce choix par l’amélioration de la confidentialité. Les « créateurs, petites entreprises et organisations » sont aussi concernés : ils pourront demander à WhatsApp de réserver le nom d’utilisateur qu’ils emploient déjà sur les autres plateformes du groupe.
Les limites et ce qu’il faut surveiller
Cette nouveauté promet une meilleure protection des données, mais elle soulève des questions. L’usage de pseudonymes pourrait renforcer la centralisation des identités numériques et accroître la dépendance des utilisateurs à WhatsApp pour rester joignables. La disponibilité des pseudonymes risque aussi de poser problème : les utilisateurs pourraient se heurter à des mécanismes de rareté pour obtenir un nom conforme à leurs attentes ou identique à celui qu’ils utilisent ailleurs.
Meta reste prudente sur le calendrier. Le déploiement sera progressif, sans précision sur le rythme prévu pays par pays. Le moment du basculement international et la disponibilité locale des fonctionnalités restent donc incertains.
Ce que ça change pour nos interactions en ligne
Ce choix traduit la volonté de Meta d’unifier les identités numériques entre ses plateformes. En facilitant la reprise des noms déjà enregistrés sur Facebook ou Instagram, l’entreprise aide les utilisateurs à regrouper leur présence en ligne et les incite à rester dans son écosystème.
Des inquiétudes demeurent, notamment sur la gestion des conflits de noms et sur la sécurité technique. WhatsApp insiste de son côté sur les bénéfices attendus pour la confidentialité de ses utilisateurs.




