Véhicule de fonction, voiture familiale ou voiture secondaire : êtes-vous exposé à un risque invisible mais potentiellement mortel ? L’affaire Takata prend un tournant décisif. Le 17 juin 2025, le ministère des Transports a ordonné l’immobilisation immédiate de tous les véhicules Citroën C3 et DS3 visés par un rappel non effectué.
Votre véhicule contient-il un airbag Takata ?
Le risque ne dépend ni du kilométrage, ni de l’entretien, ni même du modèle général. Il dépend du numéro de série (VIN), unique à chaque véhicule.
Pour identifier si votre voiture contient des airbags Takata commencez par localiser le numéro de série (VIN), visible sur la carte grise à la case E ou directement sur le pare-brise côté conducteur. Ensuite, rendez-vous sur les sites officiels de Citroën ou DS Automobiles, dans la section dédiée aux rappels de sécurité, et saisissez ce numéro. Même si aucune alerte n’apparaît, il est vivement recommandé de contacter votre concessionnaire ou le service client pour une vérification complémentaire, certains modèles n’étant pas encore intégrés dans les bases numériques.
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Si vous êtes concerné : les obligations et options
Si vous découvrez que votre véhicule fait partie du rappel et n’a pas encore été réparé, vous devez immédiatement cesser de l’utiliser. Le ministère a ordonné une interdiction de circulation pour ces modèles, qualifiée de « stop drive ». Le danger n’est pas hypothétique : en juin 2025, un airbag défectueux a causé la mort d’une conductrice en projetant une pièce métallique dans sa gorge.
L’usage de ce véhicule dans ces conditions peut engager votre responsabilité pénale en cas d’accident, entraîner un refus d’indemnisation par l’assureur, voire être qualifié d’infraction. La marche à suivre est simple : contactez un garage agréé, qui organisera si besoin un remorquage gratuit. La réparation, entièrement financée par le constructeur, est obligatoire.
Cas particuliers : flotte professionnelle, location longue durée, leasing
Dans le cas d’un véhicule contenant des airbags Takata et utilisé dans le cadre professionnel, en location longue durée ou intégré à une flotte d’entreprise, vous devez immédiatement informer votre direction ou votre gestionnaire de parc. Il est impératif de vérifier que le véhicule a bien été inspecté et, si nécessaire, réparé. Une attestation écrite de l’intervention doit être exigée. En l’absence de preuve, le véhicule doit être immobilisé. En cas d’accident, si une défaillance connue avait été négligée, la responsabilité pourrait être partagée entre le gestionnaire et l’utilisateur.
En cas d’accident, la responsabilité pourrait être partagée entre le gestionnaire de flotte et l’utilisateur, notamment si l’alerte avait été connue mais ignorée.
Les données à connaître
Selon le ministère des Transports, au 17 juin 2025 :
- 690 000 véhicules sont concernés par le rappel Takata en France.
- 481 000 ont été réparés, soit 69,7 %.
- 208 000 véhicules circulent encore sans intervention.
L’airbag Takata, défectueux, contient un gaz qui se dégrade sous chaleur et humidité, provoquant parfois une explosion du générateur, transformé en éclats métalliques. Le dernier drame en date a vu l’airbag littéralement « éjecté du véhicule », causant la mort d’une conductrice de 37 ans à Reims. Une pièce métallique a été retrouvée dans sa gorge, selon le procureur de Reims.
L’airbag Takata s’est activé de manière explosive, projetant une pièce métallique à très haute vitesse dans l’habitacle. Le numéro de série de l’airbag correspondait à un modèle déjà visé par une campagne de rappel constructeur. Malheureusement, l’avertissement prévenant la conductrice que son airbag était défectueux avait été envoyé à une adresse erronée. Elle roulait donc en ignorant les dangers encourus. Ce décès, évitable, sans parler des blessures infligées à une fillette de 13 ans qui voyageait également dans la voiture, a poussé les autorités à accélérer les mesures de sécurité et à imposer l’immobilisation des véhicules concernés.

