Mauvaise nouvelle pour les propriétaires : la taxe foncière continue de grimper. En 2025, cet impôt local atteint en moyenne 1 117 € par propriétaire, soit une hausse de 35 % sur cinq ans. Cette tendance suscite des inquiétudes chez les 33 millions de propriétaires assujettis.
La hausse touche tout le pays, même si les écarts entre territoires restent importants. En 2023, la moyenne était déjà de 1 000 €, ce qui montre une augmentation marquée sur une période relativement courte. Cet accroissement continu inquiète d’autant plus qu’il pourrait se poursuivre les prochaines années.
Pourquoi ça augmente
Plusieurs éléments expliquent la hausse de la taxe foncière. D’abord, l’indexation sur l’inflation (augmentation automatique liée à la hausse des prix) contribue à faire monter les montants. Ensuite, les décisions locales font varier les taux appliqués selon les communes. Enfin, la suppression de la taxe d’habitation a poussé certaines communes à compenser la perte de recettes en augmentant la taxe foncière. Tous ces facteurs laissent penser que l’année 2026 pourrait connaître une hausse modérée en 2026, ce qui compliquerait encore la situation des propriétaires français.
Les territoires d’outre-mer et la région parisienne figurent parmi les plus touchés. Au classement des départements où la taxe foncière est la plus élevée, on trouve en tête la Seine-Saint-Denis à 3 675 € par propriétaire, suivie de Mayotte à 3 626 €, puis de la Guyane à 3 006 €, montrant des montants élevés. En métropole, le Val-d’Oise (3 000 €) et l’Essonne (2 808 €) montrent aussi des niveaux particulièrement élevés.
Ce que disent les chiffres selon les territoires
Les différences territoriales ressortent clairement des données de l’administration fiscale, analysées par MoneyVox. La méthodologie retenue calcule la moyenne « par propriétaire » et non « par logement », ce qui augmente la moyenne dans des départements où de nombreux propriétaires possèdent plusieurs biens.
La Seine-Maritime apparaît comme le département métropolitain avec l’un des niveaux les plus élevés, à 2 326 € en moyenne par propriétaire. À l’autre bout du spectre, la Creuse affiche une moyenne beaucoup plus basse, à 1 068 €, montrant bien que le lieu de résidence a une forte influence sur la charge fiscale des propriétaires.



