Livreurs Uber Eats : c’est confirmé, le salaire minimum de l’heure va augmenter de 20%

19,15 euros de l’heure : c’est le nouveau plancher que l’Australie impose à Uber Eats et DoorDash. Une première mondiale qui pourrait bien inspirer d’autres pays, et changer la donne pour des centaines de milliers de livreurs.

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Livreurs Uber Eats : c'est confirmé, le salaire minimum de l'heure va augmenter de 20%
Livreurs Uber Eats : c’est confirmé, le salaire minimum de l’heure va augmenter de 20% © journaldeleconomie.fr

Les livreurs australiens travaillant pour des plateformes comme Uber Eats pourront désormais gagner 31,30 dollars australiens de l’heure, soit 19,15 euros, rapporte BFMTV. C’est ce qu’a décidé la Fair Work Commission, le tribunal australien du travail, dans une décision rendue le mardi 11 août 2026. La mesure entre en vigueur à partir de lundi.

Ce nouveau plancher de rémunération concerne les travailleurs affiliés aux plateformes numériques de livraison. Il s’applique sans que leur statut de travailleur indépendant soit remis en cause : la Fair Work Commission crée à cette occasion une catégorie intermédiaire, celle de « quasi-employé », qui n’accorde pas les mêmes garanties qu’un contrat de travail classique mais ouvre droit à ce salaire minimum et à une assurance contre les accidents du travail.

Un montant supérieur au salaire minimum national

Les 31,30 dollars australiens fixés pour les livreurs de plateformes dépassent le salaire minimum national australien, établi à 26,44 dollars australiens de l’heure. Cet écart s’explique précisément par le statut particulier de ces travailleurs, qui ne bénéficient pas de l’ensemble des droits attachés à un emploi salarié classique. Des centaines de milliers de personnes sont concernées par cette décision.

La mesure a reçu l’aval conjoint des syndicats et du gouvernement australien. La ministre de l’Emploi, Amanda Rishworth, a salué « une avancée majeure dans la mise en place de protections plus solides et d’un filet de sécurité plus équitable ».

Du côté syndical, le Syndicat des travailleurs des transports, qui représente notamment les travailleurs indépendants de l’économie numérique, a également accueilli favorablement la décision. Son secrétaire national, Michael Kaine, a déclaré : « Les travailleurs des plateformes en Australie ont été laissés à l’écart […] trop longtemps. À partir de lundi, ils auront droit à un ensemble de normes de référence au niveau mondial, que nous continuerons à renforcer au fil du temps. »

Les entreprises elles-mêmes n’ont pas exprimé d’opposition. Uber Eats et DoorDash ont salué la mesure dans un communiqué commun, la décrivant comme un filet de sécurité à l’échelle de l’industrie qui préserverait la flexibilité au cœur du travail à la demande.

Un traité international

Cette décision australienne s’inscrit dans un mouvement plus large. En juin 2026, les membres de l’Organisation internationale du travail ont adopté ce qui est présenté comme le premier traité international visant à protéger tous les travailleurs indépendants. Le texte demande aux États membres de garantir aux travailleurs des plateformes les droits fondamentaux au travail, ainsi que la santé et la sécurité au travail. Il prévoit aussi des garanties de rémunération, notamment le respect du salaire minimum lorsqu’il existe.

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