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Les députés créent un prêt à taux zéro « parentalité » de 100 000€ sans condition de ressources : les familles avec un enfant de moins de 5 ans sont concernées

Un prêt à taux zéro jusqu’à 100 000 euros, sans condition de ressources, pour agrandir son logement familial. Qui en profitera vraiment ? Le débat s’annonce houleux à l’Assemblée dès mardi.

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Les députés créent un prêt à taux zéro "parentalité" de 100 000€ sans condition de ressources : les familles avec un enfant de moins de 5 ans sont concernées
Les députés créent un prêt à taux zéro « parentalité » de 100 000€ sans condition de ressources : les familles avec un enfant de moins de 5 ans sont concernées © journaldeleconomie.fr

Les députés réunis en commission des Finances à l’Assemblée nationale ont voté, jeudi 8 octobre 2026, en faveur de la création d’un prêt à taux zéro (PTZ) destiné à toutes les familles ayant un jeune enfant ou un enfant à naître, pour leur permettre d’acheter un logement plus grand, rapporte BFMTV. Le dispositif a été élargi par rapport à la version initiale lors de son examen en commission.

Le texte du gouvernement, défendu par le Premier ministre Sébastien Lecornu dans l’objectif de relancer la natalité, prévoyait un cadre strict. Seuls les ménages ayant un enfant à naître ou né il y a moins de trois ans pouvaient obtenir une nouvelle tranche de PTZ, et uniquement sous conditions de ressources.

Suppression des conditions de ressources et montant porté à 100 000 euros

Un amendement du groupe MoDem a changé la donne. Il supprime toute condition de ressources, porte le montant maximal du prêt à 100 000 euros et étend la mesure aux familles ayant un enfant de moins de cinq ans, contre moins de trois ans dans la version initiale.

Le député MoDem Jean-Paul Mattéi a défendu une « mesure de bon sens qui concerne des couples jeunes qui ont des problèmes pour agrandir » leur logement. Il a reconnu un coût budgétaire, estimant toutefois qu’elle allait « entraîner des ressources complémentaires par les investissements qui seront faits ».

La gauche s’y est opposée. Le député La France insoumise Éric Coquerel craint que la suppression des plafonds de ressources mette en concurrence des familles aisées avec « ceux qui n’ont pas de ressources et ne peuvent pas se passer » du dispositif.

Les Écologistes ont voté contre l’ensemble du texte, qu’ils comparent à un bonus familial profitant à des ménages déjà propriétaires, alors que selon eux l’intérêt du PTZ réside dans l’accession à la propriété.

Ce vote en commission n’a qu’un intérêt indicatif. Les députés repartiront de zéro dans l’hémicycle lors de l’examen du projet de loi de finances, à partir de mardi 13 octobre 2026, et le dispositif pourra encore être modifié, réduit ou confirmé.

Un autre bras de fer sur les bailleurs sociaux

Les députés ont aussi affiché des désaccords sur le logement social. Le gouvernement propose de prolonger jusqu’en 2030 certaines exonérations fiscales accordées aux bailleurs sociaux, une mesure combattue sans succès par le Rassemblement national.

Un amendement du député Renaissance Guillaume Kasbarian a toutefois été adopté pour introduire une dégressivité dans les exonérations de taxe foncière, atténuant le coup de pouce initial prévu pour ces bailleurs.

Sur LCI, vendredi 9 octobre 2026, l’éditorialiste économie Nicolas Doze a livré son analyse du PTZ élargi, estimant qu’il existait des arguments en faveur de cette mesure, à commencer par la natalité, et que si le logement ne faisait pas tout, il restait un élément qui comptait alors que le taux de propriétaires baisse et que la location est complètement figée, ajoutant que cette mesure constituait un accélérateur pour l’activité de la construction.

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