Boycotter les États-Unis : pourquoi lâcher McDo est facile… mais pas l’iPhone

32 % des Français ont choisi de boycotter les produits américains, mais qu’en est-il des conséquences réelles sur les marques emblématiques ?

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Boycotter les États-Unis : pourquoi lâcher McDo est facile… mais pas l’iPhone
Boycotter les États-Unis : pourquoi lâcher McDo est facile… mais pas l’iPhone © journaldeleconomie.fr

L’actualité mondiale est secouée par un mouvement de boycott des produits venus des États-Unis. Les Français réagissent aux méthodes de Donald Trump et aux tensions commerciales avec l’Europe et le Canada. Une étude menée par l’Ifop, pour le compte du site « NYC », détaille l’ampleur et les retombées économiques et sociales de ce mouvement.

Pourquoi ce boycott ?

Le retour de Trump à la présidence a remis sur le tapis le différend commercial entre les États-Unis et leurs partenaires européens. Du coup, 32 % des Français ont décidé de boycotter les produits des entreprises américaines. Ce geste trouve l’appui de 62 % d’entre eux, qui n’adhèrent pas aux stratégies protectionnistes de l’administration Trump, comme la taxe de 25 % sur les importations en provenance d’Europe.

Le hashtag #BoycottUSA a vite fait le buzz sur les réseaux sociaux, rassemblant majoritairement des personnes de gauche, même si quelques droitiers s’y joignent par patriotisme économique. François Kraus résume bien la situation en déclarant : « C’est plus simple de se passer d’un McDo que de renoncer à un logiciel Microsoft ou à son iPhone Apple. »

Les marques américaines sous pression

Certaines marques phares souffrent particulièrement de ce mouvement. Ainsi, 48 % des personnes qui boycottent évitent Coca-Cola, et 44 % font de même pour McDonald’s. Du côté des sociétés d’Elon Musk, Tesla voit ses immatriculations chuter de 49 % dans l’Union européenne en ce début d’année, et 19 % des boycotteurs l’écartent de leurs choix. Pour terminer, X (anciennement Twitter) se fait aussi la malle auprès de 10 % des participants.

Les retombées se font sentir : Tesla a vu ses ventes en Europe s’effondrer de 76 % en Allemagne, 70 % en Norvège et 44 % en Suède. De plus, le tourisme aux États-Unis prend un coup, avec des annulations de voyages depuis le Canada qui représentent une perte estimée à plus de 2 milliards d’euros.

Les avis des consommateurs

Les Français ne se mettent pas d’accord face à ce boycott. Karine a décidé de boycotter Amazon et les vêtements made in USA pour protester contre la taxe envisagée par Trump sur le vin français. Par contre, Anne-Sophie avoue qu’il lui est difficile de renoncer à son caramel macchiato chez Starbucks pour des raisons pratiques. Quant à Paul, il fréquente occasionnellement McDonald’s sans trop se poser la question (RMC).

Ce mélange d’opinions montre que beaucoup restent sceptiques sur la capacité du boycott à modifier les pratiques commerciales américaines. Les spécialistes restent prudents quant à ses retombées sur le long terme.

Les retombées sur l’économie et la société

Le boycott soulève aussi des questions sur l’emploi local, car de nombreux produits américains sont fabriqués ou commercialisés par des travailleurs européens. Les États-Unis étant le premier investisseur étranger en France et le principal employeur étranger, tout bouleversement dans ces relations commerciales risque de provoquer de fortes secousses.

De plus, notre dépendance aux nouvelles technologies limite certaines initiatives individuelles ; il n’est pas simple pour beaucoup de se passer complètement des produits Apple.

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