Pendant longtemps, les poursuites contre le piratage numérique ciblaient surtout les gestionnaires de plateformes IPTV et les sites de streaming illégaux. L’État italien, avec l’appui de diffuseurs comme DAZN et SKY, semble vouloir élargir son champ d’action. Désormais, ce ne sont plus seulement les opérateurs qui sont dans le viseur, mais aussi les clients et utilisateurs de services IPTV illégaux. Ce changement annonce une nouvelle étape dans la lutte contre le piratage et pourrait transformer la façon dont le contenu audiovisuel illégal est consommé.
Maintenant, ils visent aussi les abonnés
Le mois dernier, DAZN, SKY et la Série A ont annoncé qu’ils comptaient agir fermement contre les utilisateurs de services IPTV illégaux, rapporte Presse Citron. Ces acteurs ont obtenu une liste de plus de 2 000 personnes qui avaient déjà été sanctionnées par l’État italien pour leur abonnement à ces services. Ce virage stratégique vise clairement à frapper fort et à dissuader ceux qui pourraient être tentés.
Selon TorrentFreak, DAZN a commencé à envoyer des courriers aux personnes concernées. Les visuels de ces lettres ont vite circulé sur les réseaux sociaux. Les courriers rappellent que leur « comportement illicite » a entraîné une « sanction administrative » et proposent un règlement à l’amiable comprenant une indemnisation forfaitaire de 500,00 €. Les destinataires disposent de un délai de 7 jours pour régler, avant d’éventuelles suites judiciaires.
Une stratégie qui peut se retourner contre eux
Cette offensive de DAZN et des autres diffuseurs comporte des risques. Présentée comme un « règlement amiable » avant toute action judiciaire, la démarche peut paraître moins agressive, mais elle risque aussi d’entacher l’image de DAZN. Une part du public pourrait juger la mesure sévère, notamment pour les personnes en situation de précarité financière qui ne peuvent pas avancer 500,00 € en si peu de temps.
Les effets sociaux de ces mesures ne sont pas négligeables. La pression exercée par les grandes plateformes peut non seulement nuire à leur réputation, mais aussi pousser certains usagers réguliers à revoir leurs pratiques numériques, sentant que l’étau se resserre contre le piratage IPTV en France.





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