Présidentielle 2027 : Marine Le Pen vue comme la mieux placée pour affronter les défis de l’IA d’après un sondage

Six scénarios, un seul nom qui domine partout : Marine Le Pen. Mais un autre sondage révèle qu’un candidat pourrait la battre en 2027. Lequel ? Les chiffres surprennent, entre 33 % d’intentions de vote et une France prête à basculer.

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Présidentielle 2027 : Marine Le Pen en tête de tous les scénarios testés par un sondage Ipsos-BVA
Présidentielle 2027 : Marine Le Pen vue comme la mieux placée pour affronter les défis de l’IA d’après un sondage © journaldeleconomie.fr

Marine Le Pen arrive en tête dans les six scénarios testés par un sondage Ipsos-BVA, avec entre 33 % et 35 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2027. Jean-Luc Mélenchon ou Édouard Philippe complètent le podium selon les configurations retenues, tandis que Gabriel Attal, candidat de Renaissance, n’accède au second tour dans aucune des six hypothèses.

Philippe qualifié dans deux cas sur six

Édouard Philippe ne se qualifie pour le second tour que lorsqu’il est le seul candidat du bloc central face à Raphaël Glucksmann ou à Olivier Faure. Dans le premier cas, Marine Le Pen obtient 33,5 %, Édouard Philippe 17,5 % et Raphaël Glucksmann 12,5 %. Dans le second, elle grimpe à 34,5 %, contre 21 % pour Édouard Philippe, 16,5 % pour Jean-Luc Mélenchon et 5 % pour Olivier Faure.

Jean-Luc Mélenchon, lui, se qualifie dans quatre scénarios sur six, avec entre 15,5 % et 17 % des voix, notamment quand Gabriel Attal reste le seul représentant du bloc central ou lorsque Édouard Philippe et Gabriel Attal maintiennent tous deux leur candidature.

Les deux hommes ont pourtant évoqué la possibilité d’un rassemblement de leur famille politique début 2027, pour qu’un seul d’entre eux porte leurs couleurs. L’étude a été réalisée en ligne du 3 au 9 septembre 2026 auprès de 13 060 Français inscrits sur les listes électorales, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur comprise entre 0,2 et 0,9 point.

Un sondage BVA-Cesi nuance le constat

Un autre sondage, réalisé par BVA-Cesi auprès de 1 000 personnes les 9 et 10 septembre 2026 et publié dans La Tribune, apporte un éclairage différent. Un seul candidat testé ferait mieux que Marine Le Pen comme présidente de la République : Édouard Philippe, qui la devance de deux points.

Face à Jean-Luc Mélenchon en revanche, elle est jugée meilleure par 42 % des sondés, sans véritable concurrence selon le texte. Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Jean-Luc Mélenchon, parmi sept personnalités testées, sont tous jugés moins bons qu’elle.

Les motifs favorables au vote RN restent marqués :

  1. 64 % des sondés estiment que le parti a raison de mettre en avant la préférence nationale,
  2. 56 % le jugent moins extrémiste que par le passé,
  3. 53 % pensent qu’il peut remettre de l’ordre dans le pays et
  4. 50 % lui accordent les meilleures propositions sur l’immigration ou l’islam.

Mais les freins persistent : 66 % jugent que de nombreuses personnes défendent encore, dans l’entourage de Marine Le Pen, des idées extrémistes, et 60 % doutent que le RN puisse tenir ses promesses économiques. Le sondage conclut qu’elle incarne le changement sans paraître assez solide sur les questions économiques, internationales et environnementales.

L’intelligence artificielle, nouveau thème de la campagne

Un troisième sondage, réalisé par l’Ifop pour La Tribune Dimanche et BFMTV en partenariat avec Talan les 16 et 17 septembre 2026 auprès de 956 personnes, place Marine Le Pen en tête sur un thème inattendu : 29 % des Français la considèrent comme la candidate la plus à même de répondre aux questions posées par l’intelligence artificielle.

Jean-Luc Mélenchon et Gabriel Attal suivent à égalité avec 15 % chacun, ce dernier devançant ainsi Édouard Philippe, qui semble pourtant le précéder dans les derniers sondages généraux.

Un peu plus d’un tiers des Français (39 %) jugent l’intelligence artificielle importante pour la présidentielle de 2027 : 12 % la considèrent prioritaire, 40 % importante et 35 % secondaire. Par ailleurs, 41 % des personnes interrogées ont déjà utilisé l’IA pour s’informer sur l’actualité, et parmi elles, 38 % ont eu le sentiment que l’outil cherchait à orienter leurs opinions politiques, contre 62 % qui l’ont jugé neutre.

Ce soupçon est surtout présent chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (48 %), tandis que ceux de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron jugent majoritairement l’IA objective.

Une France prédisposée selon Ipsos

Le sondage Ipsos-BVA mesure aussi une attente forte de changement : 71 % des personnes interrogées espèrent un « vrai changement social et politique », contre 51 % avant la présidentielle de 2022. Parmi elles, 54 % veulent transformer la société en profondeur et 26 % radicalement.

L’inquiétude touche 59 % des Français, contre 38 % en octobre 2021, tandis que 74 % anticipent une détérioration de la situation du pays, contre 45 % avant 2022.

Brice Teinturier, directeur délégué d’Ipsos, estime dans Le Monde que la France « coche de nombreuses cases qui la prédispose à une bascule populiste ». Il pointe un effet délétère de la dissolution de 2024 et juge qu’une telle bascule « ne semble pas inéluctable », mais qu’elle oblige les candidats traditionnels à avancer des mesures radicales, contribuant selon lui à une « banalisation du populisme en France » qui « fragilise les partisans de la démocratie représentative traditionnelle ».

Marine Le Pen était attendue le dimanche 20 septembre 2026 à Hénin-Beaumont pour un discours de rentrée, où elle devait tenter à nouveau de rassurer les Français et de donner l’image d’une candidate moins clivante. François Hollande, non testé dans le sondage Ipsos-BVA, n’a pas caché son désir de se présenter si aucun candidat de son camp ne semblait en mesure de se qualifier pour le second tour.

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