Samedi 25 juillet, de puissants orages doivent balayer une large moitié sud de la France, touchant 35 départements. Dix-neuf d’entre eux sont particulièrement exposés : Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Drôme, Ardèche, Isère, Savoie, Haute-Savoie, Ain, Rhône, Loire, Gard, Hérault, Aude, Lozère et Pyrénées-Orientales.
Les phénomènes attendus sont sévères : fortes pluies, chutes de grêle, rafales de vent pouvant atteindre 100 km/h. Sous les orages les plus actifs, entre 30 et 60 mm de pluie pourraient tomber en quelques heures, voire davantage par endroits, avec des risques de ruissellements et d’inondations ponctuelles.
Le mécanisme déclencheur est connu : une masse d’air très chaude, héritée de plusieurs jours de canicule, sera percutée par de l’air plus frais arrivant en altitude. Thomas Birot, prévisionniste chez Météo-France, expliquait dans un entretien à Midi Libre que la goutte froide responsable de cette dégradation était encore « plutôt située à l’ouest du Portugal pour le moment », avant d’ajouter qu’elle « vient par conséquent diriger un flux de sud-ouest sur la région » et que « cela nous donne un temps perturbé en Méditerranée ».
Selon lui, pour le Languedoc-Roussillon et la vallée du Rhône, « il y a les ingrédients » pour que les orages soient violents.
Les dernières chaleurs avant la coupure
Avant cette dégradation, vendredi 24 juillet constitue un ultime pic de chaleur. Le thermomètre devrait afficher 36 à 39 °C dans le Sud-Ouest et sur le pourtour méditerranéen, avec des pointes locales à 40 °C dans la vallée de la Garonne. Des valeurs proches de 30 °C sont attendues jusqu’au bassin parisien.
Les orages devraient éclater dans l’après-midi entre le Languedoc, les Cévennes et la vallée du Rhône, avant de se renforcer en soirée dans le Sud-Est. Selon Météo-France, « les orages parfois virulents qui concerneront le sud-est samedi soir pourraient persister jusqu’à dimanche matin avant de se dissiper ».
Un risque orageux moindre concerne par ailleurs 14 autres départements, de l’Ariège au Puy-de-Dôme en passant par le Lot, l’Aveyron et la Haute-Vienne. La Corse est également concernée.
Le nord du pays ne sera pas entièrement épargné. Un flux basculant au nord-ouest, à l’arrière de la goutte froide, devrait ramener de la pluie via un front venant des îles britanniques. La quasi-totalité de la France pourrait ainsi voir des précipitations durant le week-end, même si les quantités attendues au nord restent à préciser.
Cette dégradation, aussi soudaine soit-elle, ne suffira pas à redresser la situation de sécheresse en France. L’épisode est jugé trop bref et les cumuls globalement trop faibles ou trop dispersés pour que les sols retrouvent des niveaux d’humidité satisfaisants à l’échelle du pays. Météo-France avertit par ailleurs que dès mardi, « les températures pourraient redevenir bien supérieures aux normales de saison », une tendance qu’elle qualifie elle-même de « à confirmer ».







