Acheter sa résidence principale après 60 ans : ce que les notaires n’osent pas toujours dire à leurs clients les plus motivés

Acheter sa résidence principale après 60 ans ? La réponse n’est pas si évidente.

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Acheter sa résidence principale après 60 ans : ce que les notaires n'osent pas toujours dire à leurs clients les plus motivés
Acheter sa résidence principale après 60 ans : ce que les notaires n’osent pas toujours dire à leurs clients les plus motivés © journaldeleconomie.fr

Acheter sa résidence principale reste une grosse décision. Beaucoup se demandent s’il existe un âge limite : peut-on encore acheter après 60 ans, 70 ans ou même 80 ans ? La réponse semble négative au premier abord, mais elle dépend en réalité de plusieurs éléments précis.

Le marché aujourd’hui et pourquoi acheter

Les prix de l’immobilier ont grimpé ces dernières années, alors que la population vieillit. Pourquoi un senior voudrait-il acheter ? Certains souhaitent quitter une maison devenue trop grande, d’autres veulent se rapprocher de leurs enfants, devenir pleinement propriétaires ou préparer la transmission de leur patrimoine.

Louis Beaucamp, responsable éditorial chez Prosper Conseil, le résume bien dans Capital : « Acheter sa résidence principale, ce n’est jamais seulement un calcul financier, c’est aussi un acte psychologique ». Avant de se lancer, mieux vaut tout de même passer plusieurs points en revue.

Ce qu’il faut regarder avant d’acheter

Acheter après la retraite suppose de réfléchir à la durée de détention du bien et aux frais d’acquisition : frais de notaire, frais de garantie et coûts éventuels de travaux. L’accès au crédit se complique aussi avec l’âge, et les banques réclament souvent un apport personnel plus important.

La retraite réduit en général le niveau de vie, ce qui rend l’obtention d’un prêt plus difficile : les durées d’emprunt raccourcissent et les frais d’assurance grimpent, d’où l’importance de la planification financière. « À 35 ans, le temps travaille pour vous, mais à 75 ans, il est plus difficile de compter sur l’effet de levier du crédit », constate Louis Beaucamp. Les seniors ont aussi intérêt à conserver une réserve de liquidités pour absorber les dépenses imprévues.

Pièges à éviter et autres options

L’achat immobilier comporte des pièges : croire que l’immobilier est sans risque, ou sous-estimer la complexité d’une transaction. Il ne faut pas bloquer une part excessive de son épargne dans un bien, et il vaut mieux choisir un logement adapté au vieillissement.

La location se révèle parfois plus adaptée, surtout dans les grandes villes où les prix restent élevés : elle donne plus de souplesse pour un coût souvent inférieur à l’achat. Quand un senior dispose d’une épargne importante, il peut être utile de comparer l’achat à des placements financiers comme l’assurance-vie, les SCPI ou les actions. L’immobilier procure un certain confort psychologique, mais il ne rapporte pas forcément de revenus réguliers.

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