Jordan Bardella en Italie : « Une victoire du RN en 2027 serait une victoire pour toutes les nations d’Europe », une phrase qui divise l’opinion

Une victoire du Rassemblement national en 2027 pourrait bouleverser l’Europe.

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Jordan Bardella : si le RN gagne en 2027, est-ce une victoire pour l'Europe ?
Jordan Bardella en Italie : « Une victoire du RN en 2027 serait une victoire pour toutes les nations d’Europe », une phrase qui divise l’opinion © journaldeleconomie.fr

Sous le ciel italien, le parvis devant le Dôme de Milan, décrit comme un symbole de la chrétienté, a servi de décor à un rassemblement de grande ampleur organisé par l’extrême droite européenne. Moins d’une semaine après la défaite de Viktor Orbán en Hongrie, cette réunion, montée par le groupe souverainiste « Les Patriotes pour l’Europe », a réuni plusieurs milliers de personnes et vu la présence de personnalités politiques influentes du paysage européen.

Des personnalités politiques au rendez‑vous

Invité par le vice‑Premier ministre italien, Matteo Salvini, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a pris la parole devant une foule vêtue aux couleurs italiennes et de la Ligue. Bardella, âgé d’une trentaine d’années, a tenu un discours en italien, rappelant ses liens avec ses racines italiennes. Il a affirmé avec assurance qu’une victoire du RN en 2027 serait « une victoire pour toutes les nations d’Europe », ajoutant que ce succès lui semblait « proche », rapporte franceinfo.

Même si Marine Le Pen, patronne des députés du RN à l’Assemblée nationale, était absente, Bardella a évoqué sa présence de façon indirecte en imaginant un futur où elle se projette à l’Élysée. À ses côtés, des figures comme Geert Wilders, leader du PVV (Partij voor de Vrijheid, parti néerlandais), ont réaffirmé des positions radicales sur la sécurité et l’immigration, déclarant que « le djihad est une menace ».

Des prises de position très marquées

Les échanges ont beaucoup tourné autour du rejet du macronisme : Bardella a prédit « 10 ans de rejet du macronisme » au centre politique. Il a critiqué le « bloc central », qu’il a jugé peu capable d’obtenir une majorité significative lors des prochaines élections. Bardella a aussi salué le bilan de Matteo Salvini, connu pour ses positions fermes sur la protection des frontières italiennes dans les années 2010.

Dans son intervention, Bardella n’a pas hésité à viser des figures politiques françaises comme Édouard Philippe, Alain Juppé ou Emmanuel Macron, visant indirectement la Commission européenne et ses règles sur les déficits. Il a en outre exprimé son souhait d’ouvrir le dialogue avec les patrons en écrivant à des personnalités comme Bernard Arnault (LVMH) ou Patrick Pouyanné (TotalEnergies). L’objectif affiché : montrer que le soutien des élites économiques françaises pourrait être déterminant dans le jeu politique actuel.

Un sondage récent révèle que le Rassemblement national (RN) est en tête des intentions de vote pour la présidentielle de 2026, avec Jordan Bardella en position favorable.

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