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« Mettre le feu à l’Élysée » : l’ex-assistant d’une députée LFI interpellé en marge des blocages lycéens

Fiché S, sous contrôle judiciaire et déjà jugé pour menaces contre Macron : comment cet ex-collaborateur de la députée Ersilia Soudais s’est-il retrouvé interpellé en pleine rue, à crier à la Révolution ?

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« Mettre le feu à l'Élysée » : l'ex-assistant d'une députée LFI interpellé en marge des blocages lycéens
« Mettre le feu à l’Élysée » : l’ex-assistant d’une députée LFI interpellé en marge des blocages lycéens © journaldeleconomie.fr

Il annonce que l’on va former des barricades, que l’on va mettre le feu à l’Élysée, que l’on va faire la Révolution. La scène est filmée par un participant aux blocages de lycéens et d’étudiants, un jeudi, à Saint-Denis. Quelques minutes après avoir lancé ces mots, Ritchy Thibault, 23 ans, est interpellé par plusieurs policiers en civil.

L’homme n’est pas un inconnu des services de police. Il est déjà sous contrôle judiciaire et fiché S depuis 2023. Dans ce cadre, il lui était formellement interdit de participer à la moindre manifestation, une mesure décidée après plusieurs affaires.

Sur la même vidéo, il évoque une mobilisation prévue le 17 octobre. « Le 17 octobre, ça va être mille fois pire que les Gilets jaunes », cite Europe 1.

Ce n’est pas la première fois que Ritchy Thibault se fait remarquer par des propos virulents. Le 24 février 2024, au Salon de l’agriculture, il avait interpellé directement Emmanuel Macron, évoquant la Révolution française et la chute des têtes des monarques. « L’éborgneur ! N’oublie jamais que nous sommes dans le pays de la Révolution française, le pays qui fait tomber les têtes des monarques », avait-il lancé au président.

Ces propos lui ont valu d’être jugé le 9 septembre par le tribunal correctionnel de Paris pour menaces envers le chef de l’État. Le procès s’est tenu à huis clos, après des incidents survenus dans la salle d’audience. La décision de justice est attendue le 6 octobre.

Ritchy Thibault a été collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais avant d’être interdit d’accès à l’Assemblée nationale en octobre 2024. La présidente de l’institution, Yaël Braun-Pivet, avait alors estimé que sa présence ne permettait plus de garantir la sécurité du Palais-Bourbon, une mesure qualifiée d’inédite sous la Ve République.

Ancien Gilet jaune et étudiant en histoire, il se présente lui-même comme « journaliste à la subjectivité du cœur ». Il s’était déjà fait remarquer lors des mobilisations contre la réforme des retraites et contre les mégabassines à Sainte-Soline.

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