Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

​Déficit : la France obtient un nouveau délai de deux ans





Le 10 Mars 2015, par

La nomination de Pierre Moscovici en tant que Commissaire européen aux Affaires Economiques a-t-elle joué en faveur de la France ou est-ce le gouvernement de Manuel Valls qui a réellement réussi à convaincre la Commission Européenne ? En tout cas, c'est fait : la France obtient un nouveau sursis de deux ans pour rentrer dans les clous et baisser son déficit.


Shutterstock/economiematin
Shutterstock/economiematin
Dans le cadre du Pacte de Stabilité les pays membres de l'Union Européenne doivent avoir un déficit public de moins de 3% du PIB et la France n'y est pas du tout. En 2015 il devrait être encore de 4,1% selon les dernières estimations. Elle risque donc une pénalité.

Mais ce mardi 10 mars 2015 les divers ministres des Finances des Etats-Membres ont de nouveau accordé un sursis de deux ans laissant à la France jusqu'en 2017 pour atteindre cet objectif de réduction de déficit. Une décision attendue, certes, mais qui envenime un peu les tensions entre la France et ses voisins.

Car la France en est à son troisième sursis ce qui en fait une sorte de privilégiée. D'autant plus que les rapports entre Paris et Bruxelles sont tendus.

La France a prévu d'ici 2017 un plan d'économies gigantesque de 50 milliards d'euros dont 21 milliards dès 2015. Selon le gouvernement ces économies couplées à un retour de la croissance du pays devraient permettre de réduire le déficit et de le faire descendre en dessous de 3% Une prévision à laquelle ne croit pas Bruxelles.

La Commission Européenne, malgré son avis favorable à ce nouveau sursis, a demandé à Paris de faire encore 30 milliards d'euros d'économies supplémentaires entre 2015 et 2017. François Hollande et le gouvernement ne comptent toutefois pas se plier à ces exigences et ils l'ont fait savoir. Le bras de fer est lancé et risque de durer... jusqu'au prochain examen de la question.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF

Pierre Bergounioux : « Les gouvernements, de droite comme de gauche, ont accompli le tour de force, depuis un demi-siècle, de ne rien changer à l’ordre des choses »

Marc Lazar : « La peuplecratie, c’est l’idée que la souveraineté du peuple est sans limites ».

Guillemette Devernois : « Maladies rares : Il faut s’emparer des avancées de la recherche scientifique »

« Appel à la guérilla mondiale »

Nicolas Pham, cofondateur de Beaubleu : « la Maison aux aiguilles rondes »










Rss
Twitter
Facebook