Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

​Medivation se marie avec Pfizer laissant Sanofi sur la touche





Le 22 Août 2016, par

Nouvelle fusion gigantesque dans le secteur de l'industrie pharmaceutique : Medivation, spécialisée dans les médicaments contre le cancer, a annoncé avoir accepté l'offre de son concurrent Pfizer. Une décision qui met directement la française Sanofi hors de course alors qu'elle s'intéressait également à l'entreprise américaine.


cc/pixabay
cc/pixabay
Il faut dire que l'offre de Sanofi ne tenait pas tête à celle de Pfizer : pour le rachat de Medivation le groupe français avait mis sur la table 58 dollars par action pour une valorisation de l'entreprise qui culminait à 10 milliards de dollars. Pfizer, de son côté, a frappé fort avec une offre qui aurait difficilement pu donner lieu à une série de surenchères entre les deux groupes.

L'américain Pfizer a proposé 81,50 dollars par action Medivation, soit plus de 20 dollars de plus que son concurrent français. De fait, Medivation s'est vue valorisée à 14 milliards de dollars, une offre que Sanofi ne semblait pas en mesure de battre. Tout du moins, une telle valorisation semblait au-dessus de ce qu'il était prêt à mettre sur la table.

C'était pourtant le laboratoire français, dont la stratégie consiste à se renforcer dans les médicaments anticancéreux, qui avait lancé les enchères. Finalement, après quelques rebondissements, Medivation a annoncé lundi 22 août 2016 avoir accepté l'offre de son compatriote Pfizer.

Pfizer prendra ainsi le contrôle du portefeuille de brevets de Medivation parmi lesquels une série de traitements d'avant-garde dans le traitement du cancer, un secteur qui est censé se développer rapidement, le cancer devenant une maladie de plus en plus commune dans le monde.

Pfizer laisse également de côté l'échec de sa fusion gigantesque avec Allergan, une fusion pour laquelle le gorupe américain était prêt à mettre sur la table 160 milliards de dollars et que l'administration Obama a fait échouer : Allergan, basée en Irlande, était visée par Pfizer surtout pour l'optimisation fiscale qu'aurait permise un rachat.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Frederic Buisson, délégué syndical Groupe adjoint CFE – CGC du groupe Casino : "Casino conserve un temps d’avance par rapport à la concurrence"

François Bertauld, PDG de Médiane Système : "Aujourd’hui les entreprises de services du numérique sont devenues un soutien essentiel à l’innovation industrielle."

Justine Huiwen ZHANG : "Mieux comprendre la Chine"

Bernard Attali : "Un vent de violence"

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF










Rss
Twitter
Facebook