Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

​Monsanto veut 5 milliards de plus pour fusionner avec Bayer





Le 30 Juin 2016, par

Le géant allemand de l'industrie pharmaceutique Bayer avait annoncé une offre pour fusionner avec le géant des OGM et des pesticides Monsanto. L'offre n'a jamais réellement abouti mais les discussions n'ont pas été abandonnées pour autant. Elles auraient continué en coulisses et le journal allemand Handelsblatt aurait eu vent d'une contre-offre de Monsanto pour accepter la fusion. Mais cette contre-offre serait très chère.


cc/pixabay
cc/pixabay
Le 24 mai 2016 l'offre de Bayer sur Monsanto, qui, si elle aboutit, donnerait lieu à un géant de la chimie, avait été refusée. Bayer avait offert 55 milliards d'euros pour prendre le contrôle de la firme spécialisée dans les OGM et les pesticides. L'offre avait été jugée insuffisante par Monsanto qui l'a refusée, sans fermer toutefois la porte à la fusion recherchée par le géant pharmaceutique.

Jeudi 30 juin 2016 le quotidien allemand Handelsblatt revient sur l'affaire avec un scoop : Monsanto, selon des sources non identifiées, aurait tenté un coup de poker et fait monter les enchères. Le groupe voudrait que Bayer débourse entre 5 et 7 milliards d'euros de plus, ce qui valoriserait Monsanto entre 60 et 62 milliards d'euros.

" Les Américains suggèrent une augmentation entre 10 et 15 dollars par action, par rapport aux 122 dollars par action offerts jusqu'à présent par Bayer" précise le quotidien allemand. Une demande qui risque de ne pas passer.

Si Bayer n'est pas contre réévaluer son offre, le groupe allemand veut connaître très précisément l'état des comptes du groupe américain. Mais ce dernier s'y refuse ce qui baserait l'offre sur la simple confiance. Or, sortir de sa poche 60 milliards d'euros sur la base de la confiance, alors que Bayer ne dispose pas de cette somme en cash et devrait faire appel aux banques et à une levée de fonds pour réaliser l'acquisition, risque de ne pas passer auprès des actionnaires.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Frederic Buisson, délégué syndical Groupe adjoint CFE – CGC du groupe Casino : "Casino conserve un temps d’avance par rapport à la concurrence"

François Bertauld, PDG de Médiane Système : "Aujourd’hui les entreprises de services du numérique sont devenues un soutien essentiel à l’innovation industrielle."

Justine Huiwen ZHANG : "Mieux comprendre la Chine"

Bernard Attali : "Un vent de violence"

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF










Rss
Twitter
Facebook