Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

​Uber se lance dans la voiture robotisée pour supprimer les chauffeurs





Le 3 Février 2015, par

Travis Kalanick, le PDG d'Uber, n'avait pas caché son enthousiasme pour le développement massif des voitures automatisées dans lequel se sont lancées Google, avec sa Google Car, mais également une bonne partie de l'industrie automobile mondiale. Pour lui les voitures automatisées permettraient de supprimer les chauffeurs, d'automatiser sa flotte de VTC et proposer des tarifs encore plus bas. Du coup, Uber s'est lancée aussi dans le développement de ce nouveau segment.


Shutterstock/economiematin
Shutterstock/economiematin
L'information avait initialement été dévoilée par le site TechCrunch et a été confirmée par Uber avec un post sur son blog officiel publié le 2 février 2015 : Uber lance ses recherches dans l'automatisation des voitures.

Pour ce faire, forte de sa valorisation boursière de plus de 40 milliards de dollars, Uber attaque frontalement à la manière de Google (qui en est par ailleurs actionnaire) : la start-up a débauché une trentaine d'ingénieurs issus de l'Université Carnegie Mellon et du Centre national d'ingénierie robotique. Une équipe de choc pour développer ce qui sera le futur de la flotte d'Uber.

Naturellement aucune date de fin de développement ou de mise en service de ces nouvelles voitures de tourisme sans chauffeur n'a été prévue. Ne serait-ce qu'en termes de législation il reste de nombreuses barrières à franchir avant de voir réellement les voitures autonomes rouler sur les routes du monde entier.

Mais ainsi faisant Uber affiche une volonté claire : celle de supprimer, à terme, les chauffeurs de sa flotte. Une volonté que Travis Kalanick affichait déjà dans un entretien accordé au site RE/Code en mai 2014.

Les recherches sur les voitures autonomes seront menées dans un complexe à Pittsburgh pour lequel Uber a déjà investi plusieurs centaines de milliers de dollars, si ce n'est plus ; Uber a en effet récemment levé 4 milliards de dollars en fonds et dettes pour financer sa croissance.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF

Pierre Bergounioux : « Les gouvernements, de droite comme de gauche, ont accompli le tour de force, depuis un demi-siècle, de ne rien changer à l’ordre des choses »

Marc Lazar : « La peuplecratie, c’est l’idée que la souveraineté du peuple est sans limites ».

Guillemette Devernois : « Maladies rares : Il faut s’emparer des avancées de la recherche scientifique »

« Appel à la guérilla mondiale »

Nicolas Pham, cofondateur de Beaubleu : « la Maison aux aiguilles rondes »









Rss
Twitter
Facebook