Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

​Varoufakis : "L'euro va s'écrouler si la Grèce en sort"





Le 9 Février 2015, par

La Grèce est toujours sur le fil du rasoir avec l'Union Européenne alors qu'elle tente à tout prix de supprimer, ou a minima de renégocier, sa dette. Et le nouveau gouvernement de gauche mené par Alexis Tsipras a fait clairement savoir qu'il n'allait pas lâcher l'affaire. D'autant plus que selon le ministre des Finances grec la Grèce est un pilier fondamental de l'euro, comme tout autre pays de la zone euro.


Shutterstock/economiematin
Shutterstock/economiematin
Interviewé& par la télévision publique italienne, la RAI, ce dimanche 8 février 2015, le ministre des Finances grecs n'y est pas allé à demi-mots. Pour lui, c'est simple : "l'euro est fragile, c'est comme un château de cartes, si vous enlevez la carte de la Grèce les autres vont s'écrouler". Autant dire que pour Yanis Varoufakis les pays européens n'ont aucun intérêt à jouer les gros bras. Au contraire, ils devraient aider la Grèce autant que possible.

D'autant plus que Varoufakis et  Tsipras ont renoncé à un effacement pur et simple de la dette grecque, chose quasiment impossible à obtenir, et demandent plutôt un remaniement des échéances et de la dette. Pour Varoufakis cela est possible si l'Europe entière dit "non" aux politiques d'austérité.

Concernant une sortie de la Grèce de l'Union Européenne, là aussi c'est impossible pour Varoufakis : "c'est très dangereux" a-t-il déclaré à la RAI ; "qui ce sera après nous ? le Portugal ? Que va-t-il se passer quand l'Italie découvrira qu'il est impossible de rester dans l'étau de l'austérité ?"

D'après lui, l'Italie, dont il a rencontré les représentants gouvernementaux ce dimanche 8 février 2015, soutien officieusement la Grèce dans son combat de renégociation de sa dette. Mais la situation de la dette italienne est aussi catastrophique et donc le pays ne peut pas se positionner officiellement en faveur d'une renégociation de la dette grecque. Notamment car Matteo Renzi et le gouvernement seraient "effrayés par la réaction de l'Allemagne".


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising








Les entretiens du JDE

Les entretiens du JDE

La crise des gilets jaunes analysée par Eric Delbecque

Les gilets jaunes sont-ils populistes ? par Francois-Bernard Huyghe

Christian Aghroum : Gilets jaunes et mobilisation numérique

Philippe Schleiter: "faire réussir des choses extraordinaires par des gens ordinaires"

Gilles Imbert, groupe Interconstruction : « Les promoteurs indépendants sont obligés, plus que les autres, de tenir leurs engagements »

Loïk Le Floch-Prigent : « En finir avec le dérèglement industriel »

Florent Skrabacz, CEO de Shadline : « L’invisibilité des données est la clé de la résilience numérique »

Général Soubelet : « Traitons les vrais problèmes, ne poussons pas les Français à la révolte »










Rss
Twitter
Facebook