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5,8 millions de salariés bénéficient du chômage partiel





Le 8 Avril 2020, par François Lapierre

Le chômage partiel, c'est l'une des principales armes utilisées par le gouvernement pour soutenir les entreprises durant le confinement. Un dispositif qui concerne désormais un salarié du secteur privé sur quatre.


Un salarié sur quatre au chômage partiel

Pour éviter les faillites en cascade et l'explosion des chiffres du chômage, le gouvernement a mis en place, dès le début du confinement, une mesure de chômage partiel. Les entreprises dont l'activité tourne au ralenti et qui voient leur trésorerie fondre peuvent demander à l'État que leurs salariés bénéficient du chômage partiel le temps que la machine économique reprenne pied. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a fait le point sur la situation : 544.000 entreprises ont mis en œuvre le dispositif, ce qui concerne « 5,8 millions de salariés pour un total de 2,4 milliards d'heures chômées demandées ».

Environ un salarié français sur quatre bénéficie du chômage partiel, ce qui lui permet d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut (84% du salaire net). L'État prend en charge jusqu'à 4,5 équivalents Smic. L'indemnité représente 95% des salaires versés en France. En moyenne, souligne la ministre, « c'est 12 semaines à 35 heures hebdomadaires qui ont été demandées ». La moitié de l'économie française est sur pause.

Un coût de quasiment 20 milliards d'euros

Muriel Pénicaud a aussi indiqué que « si toutes les entreprises qui ont fait la déclaration pour les 5,8 millions de salariés utilisent le chômage partiel pleinement pendant trois mois, le coût au bout de trois mois sera de 19,7 milliards d'euros ». Or, rien ne dit que la durée du confinement sera plus courte… ou plus longue, sachant que le Premier ministre a évoqué une sortie de confinement progressive.

En ce qui concerne la répartition du financement de cette mesure exceptionnelle (« on est le seul pays à être à ce niveau de chômage partiel », affirme Muriel Pénicaud), une convention tripartite entre l'État, les syndicat et le patronat sera signée « très prochainement ». Ce dispositif a été imaginé pour « sauver des millions d'emplois » et « éviter le chômage à des millions de Français et permettre aux entreprises de repartir plus vite ».



Tags : coronavirus

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