Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

6 salariés sur 10 sont de retour sur leurs lieux de travail





Le 23 Juillet 2020, par François Lapierre

Les salariés sont petit à petit de retour dans leurs entreprises, selon un rapport de la Dares. Mais il faudra encore un long moment avant le retour à la normale.


Un retour relatif à la normalité

C'est le signe que les choses commencent à retrouver un semblant de normalité. Six salariés sur dix étaient de retour physiquement dans leurs entreprises fin juin, d'après le service statistiques du ministère du Travail (Dares). Fin mai, le retour au travail concernait la moitié des salariés. Fin mars, seul un quart d'entre eux ont travaillé au sein des entreprises, contre un tiers au mois d'avril. Deux mois durant lesquels la crise sanitaire a frappé le plus fort. Durant cette période, le télétravail s'est imposé à une bonne partie des salariés. Et c'est encore le cas pour un certain nombre d'entre eux : le travail à la maison concerne « un niveau relativement élevé », soit un sixième des salariés.

En ce qui concerne l'activité à proprement parler, les entreprises dont l'activité est complètement à l'arrêt concernaient 1% des salariés au mois de juin. Ce chiffre était de 19% en mars, et il s'est réduit au fil des mois : 12% en avril, 5% en mai. Dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, là aussi la reprise d'activité est nette : 49% des salariés étaient à l'arrêt en mai, contre 12% en juin.

Report des embauches

La Dares relève que les entreprises s'adaptent à la situation — une activité fragile et moins forte qu'avant la crise — en annulant ou en reportant les embauches prévues. Les employeurs ne renouvellent pas non plus les contrats à durée déterminée pour ne pas handicaper les comptes de l'entreprise. Quant au chômage partiel, il a augmenté « de façon continue » puis il a diminué, et actuellement il est retombé à son niveau de fin mars.

De quoi sera fait l'avenir ? Personne ne peut le prédire, bien sûr, pas plus que les entreprises. Les perspectives sont toujours teintées d'une « forte incertitude », et chaque secteur d'activité a ses particularités. C'est le manque de débouchés qui pèse, tout comme le respect de la distanciation physique sur le lieu de travail qui nécessite des adaptations. Enfin, les employeurs relèvent une disponibilité « limitée » de certains salariés qui doivent rester chez eux pour garder leurs enfants.



Tags : entreprises

Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"



Les entretiens du JDE

Couvre-feu : « leur » monde à l’envers

L’intégration des étrangers de France : du mythe à la réalité.

La fin du franc CFA : un livre qui bouscule les idées reçues.

C’est pire qu’un crime, c’est une faute

J’ai deux amours…

Institut Sapiens : « Les concessions autoroutières préservent l’intérêt général »

​Jean-Luc Favène, Directeur Général de Lissac : "Notre modèle de franchise à tout pour séduire indépendants et primo-franchisés"

Quand Wall Street revêt les ailes d’Icare













Rss
Twitter
Facebook