Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Argentine : le paiement des fonds vautours est la seule option possible





Le 1 Juillet 2014, par

Depuis la décision de justice, ou plutôt l’absence de décision, de la Cour Suprême américaine dans l’affaire qui oppose l’Argentine à ceux qu’elle appelle les « fonds vautours », le pays continue d’essayer de retarder son paiement. Une option qui n’en est pas une selon plusieurs experts. La situation se fait de plus en plus tendue et le pays risque de faire à nouveau défaut.


cc/flickr/marcovnz
cc/flickr/marcovnz
Contre les fonds vautours, ces 7% de fonds qui ont refusé les deux restructurations de la dette réalisées pour faire face au défaut de paiement qui a frappé le pays en 2001, l’Argentin n’a pas eu gain de cause, au contraire. Le 16 juin 2014 ces derniers ont gagné, la cour Suprême américaine ayant, en refusant d’accepter l’appel formulé par le pays, condamné l’Argentine à les rembourser.
 
Ce sont donc 1,33 milliard d’euros que l’Argentine doit aux fonds NML Capital et Aurelius Management. Mais l’Argentine doit également rembourser les autres fonds, représentant 93% de sa dette, qui ont accepté les deux restructurations. Le 30 juin 2014 le pays a donc versé à leur encontre près d’un milliard de dollars. Un versement que le juge Thomas Griesa a renvoyé en arrière estimant que le remboursement des fonds vautours était prioritaire.
 
L’Argentine se trouve donc face à un grave problème qui risque d’entraîner un nouveau défaut de paiement. Car le pays ne veut pas céder aux fonds vautour mais cette obstination pourrait lui coûter très cher.
 
Les fonds ayant accepté les deux restructurations pourraient, si le paiement de leur crédit tarde trop, commencer à envisager des revendications du même style que celles des fonds vautours. Or, cela entraînerait pour le gouvernement argentin un paiement de 15 milliards de dollars de plus. Un paiement impossible pour le pays puisque la banque centrale argentine ne dispose actuellement que de 28,5 milliards de dollars de réserve.
 
Mais le risque, d’après le FMI, pourrait aller bien au-delà du seul pays d’Amérique du Sud. Un tel litige pourrait réduire fortement les chances pour les futurs pays en faillite de restructurer leurs dettes, réduisant de fait leurs chances de se sortir de l’impasse que représente un défaut de paiement.
 


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

​« L’Etat ne peut pas se transformer en « père fouettard » et réguler avec des mesures très restrictives les acteurs innovants de l’économie collaborative »

"Les collectivités territoriales sont nos partenaires privilégiés." Carmen Munoz, Directrice Générale de Citelum

Frederic Buisson, délégué syndical Groupe adjoint CFE – CGC du groupe Casino : "Casino conserve un temps d’avance par rapport à la concurrence"

François Bertauld, PDG de Médiane Système : "Aujourd’hui les entreprises de services du numérique sont devenues un soutien essentiel à l’innovation industrielle."

Justine Huiwen ZHANG : "Mieux comprendre la Chine"

Bernard Attali : "Un vent de violence"

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?










Rss
Twitter
Facebook