Journal de l'économie

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Bruno Le Maire défend le « quoi qu'il en coûte »





Le 2 Février 2022, par La rédaction

Le « quoi qu'il en coûte » mis en place par le gouvernement dès le début de la pandémie, en mars 2020, a permis à l'économie française de se maintenir à flot et d'éviter la catastrophe, soutient Bruno Le Maire.


Mesures exceptionnelles

C'est au prix d'un endettement massif que la France est parvenue à sauver son économie pendant la pandémie, a soutenu Bruno Le Maire. Sur Europe 1, le ministre de l'Économie a défendu l'action du gouvernement et de sa politique du « quoi qu'il en coûte ». « On ne serait pas à 115% de dette si on avait laissé le chômage et les faillites exploser, on serait à 126%, la dette contractée est un investissement », a-t-il expliqué alors que les critiques fusent de la part des candidats à l'élection présidentielle.

Le locataire de Bercy réplique qu'« on se serait davantage appauvri si on n'avait pas dépensé de l'argent pour protéger les salariés et les entreprises ». Certes, l'endettement public de la France a explosé et atteint 2.834 milliards d'euros et rapporté au produit intérieur brut, elle a franchi largement le seuil des 100%. Mais Bruno Le Maire plaide pour les résultats obtenus.

Pluie d'euros publics

La croissance française s'est en effet établie à 7% l'an dernier, un record en la matière qui compense presque la contraction historique de 7,9% de 2020. L'activité économique a retrouvé son niveau d'avant la crise sanitaire dès le troisième trimestre 2021 : elle fait même mieux au dernier trimestre. Et le chômage ne cesse de décroître, avec là aussi des baisses rarement vues. 

Les économistes estiment d'ailleurs que sans ces mesures exceptionnelles de soutien de l'économie, les résultats auraient été bien pires. Le retour à un niveau d'activité normal aurait demandé une année supplémentaire et le recul du PIB aurait été bien plus important. Mais cet argent public financé à bas coût devra être remboursé, et les taux d'intérêts vont fatalement augmenter : « J'ai prévu qu'à la fin de l'année on serait à 0,75% sur les taux d'intérêt contre 0% il y a un an et 0,3% aujourd'hui », a indiqué le ministre de l'Économie.




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