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Camembert de Normandie : un seul nom pour tout le monde





Le 23 Février 2018, par

Les producteurs normands et les industriels vont pouvoir utiliser une seule et même qualification pour leurs camemberts. Après une bataille qui aura duré une dizaine d'années, tout le monde pourra utiliser le terme « Camembert de Normandie ».


Jusqu'à présent, les industriels comme Lactalis ne pouvaient utiliser l'appellation « Camembert de Normandie », mais seulement « camembert fabriqué en Normandie ». Ces derniers, qui produisent 60 000 tonnes de fromages chaque année, ont fini par s'entendre avec les producteurs normands, qui eux fabriquent environ 6 000 tonnes de fromages. Jusqu'à présent, ces derniers pouvaient qualifier cette production avec le nom le plus prestigieux, en respectant toutefois des règles strictes. Notamment le fait que 50% de leurs vaches normandes étaient élevées dans l'Orne, la Manche, le Calvados et une partie de l'Eure.

L'Institut national des appellations d’origine (INAO) a annoncé le changement ce jeudi 22 février. Cela ne signifie pas pour autant que les producteurs industriels pourront faire n'importe quoi, mais de nouvelles règles ont été mises en place. Les fromages labellisés « Camembert de Normandie » devront ainsi être fabriqués à partir de lait pasteurisé provenant d'au moins 30% de vaches normandes (elles auront pâturées en Normandie, en extérieur). Les industriels vont pouvoir exporter leurs camemberts dûment labellisés étant donné que le lait sera pasteurisé.

Mais c'est là que le bât blesse. Le procédé de pasteurisation est rejeté par plusieurs producteurs locaux pour qui la distinction avec le lait cru est essentielle. Or, comment distinguer un camembert de Normandie au lait cru d'un autre au lait pasteurisé, si les deux portent le même nom ? Une « mention valorisante » sera présente pour aider le consommateur à faire son choix. Mais la confusion risque d'être de mise.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur

Tags : consommation

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