Journal de l'économie

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Consommation : les consommateurs privilégient le hard-discount





Le 17 Mai 2022, par Olivier Sancerre

La hausse des prix pour les produits de grande consommation est désormais très visible dans la grande distribution. Les clients font de plus en plus attention au budget courses et favorisent le hard-discount. Mais est-ce une si bonne idée ?


Inflation galopante dans les rayons

En période de crise, les consommateurs ont tendance à privilégier les enseignes de hard-discount. Les clients se pressent devant les caisses des magasins Aldi et Lidl, dans l'espoir de faire de bonnes affaires et préserver un pouvoir d'achat en berne. En cause bien sûr, l'inflation : elle a été mesurée à 1,5% au mois de mars sur un an dans l'ensemble de la grande distribution par le panéliste IRI. Certes, ce niveau d'inflation demeure largement en-deçà de la hausse des prix globale de 4,5% mesurée par l'Insee.

Toutefois, elle demeure sensible car ce sont surtout des produits du quotidien qui sont les plus touchés, comme les pâtes (+13,4%), la moutarde (+7,7%), les huiles (+7,3%), les farines (+7,1%)… Et puis, la réouverture des discussions entre distributeurs et industriels, après une hausse des prix négociée de 3% fin mars, va forcément avoir un impact sur les prix pratiqués dans les rayons.

Plus forte hausse chez les hard-discounters

Dans ce contexte, les consommateurs estiment que les hard-discounters sont du côté du pouvoir d'achat, davantage que les grandes enseignes traditionnelles. Ce qui n'est pas forcément vrai, souligne IRI. Ainsi, c'est dans le hard-discount que les prix ont le plus augmenté au mois de mars : +1,75%. Viennent ensuite les enseignes de proximité comme Franprix ou Petit Casino (+1,66%), les supermarchés (+1,51%), les hypers (+1,46%) et les drives (+1,12%).

Les consommateurs vont devoir continuer à arbitrer dans les prochains mois. Les prix vont en effet continuer à augmenter, non seulement en raison de la renégociation déjà citée, mais la guerre en Ukraine va faire peser pleinement ses effets cet été. IRI s'attend ainsi à une inflation de 5% en juin ou en juillet.



Tags : consommation

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