Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Dans le privé, près d'un salarié sur quatre renonce à un arrêt-maladie prescrit





Le 29 Novembre 2018, par Anne Poirier

Près d'un salarié du privé sur quatre s'étant vu prescrire un arrêt-maladie en 2018 y a renoncé de façon partielle ou totale.


Un phénomène en hausse

Il y a deux ans, seules 12 % des personnes interrogées n'avaient pas respecté du tout la prescription de leur médecin, selon l'étude sur l'absentéisme au travail publiée mercredi 28 novembre 2018 par Malakoff Médéric. Elle a été réalisée auprès de 2.010 salariés du secteur privé. Aujourd'hui, 23 % disent avoir décidé de ne pas le respecter, contre 19 % en 2016. Au total,  8 % des arrêts ont été pris mais pas en totalité, et 15 % n'ont pas été pris du tout.

Les salariés du privé qui regrettent de ne pas avoir respecté leur arrêt-maladie sont également plus nombreux : 49 % en 2018, contre 39 % en 2016. Ils sont 45 % à penser que cela a eu un impact sur leur productivité, 38 % à estimer que cela a nui à la qualité de leur travail et 24 % à juger que cela a allongé la durée de leur maladie. Autre enseignement de cette étude : près de deux arrêts-maladie sur cinq (39 % exactement) sont liés, de près ou de loin, au contexte professionnel ( troubles musculo-squelettiques , psychologiques, épuisement), d'après les personnes interrogées.


 

Les dirigeants également concernés

Le non-respect complet des arrêts-maladie est particulièrement marqué chez les dirigeants salariés (48 %) et les cadres (22 %, contre 11 % chez les ouvriers), ainsi que dans les secteurs de l'hôtellerie-restauration (30 %) et du commerce (19 %, contre 6 % dans la banque-finance-assurance). Par ailleurs, parmi les salariés en télétravail, 24 % renoncent à leur arrêt-maladie.

Quant à la durée moyenne des arrêts longs (plus de 30 jours) , ellea augmenté de 10 % entre 2012 et 2016, impactant fortement le coût des indemnités journalières . Celui-ci progresse également en raison de la surreprésentation des salariés de plus de 50 ans dont la rémunération est plus élevée dans le portefeuille clients de Malakoff Médéric.
 




Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Frederic Buisson, délégué syndical Groupe adjoint CFE – CGC du groupe Casino : "Casino conserve un temps d’avance par rapport à la concurrence"

François Bertauld, PDG de Médiane Système : "Aujourd’hui les entreprises de services du numérique sont devenues un soutien essentiel à l’innovation industrielle."

Justine Huiwen ZHANG : "Mieux comprendre la Chine"

Bernard Attali : "Un vent de violence"

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF










Rss
Twitter
Facebook