Journal de l'économie

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De l’icône aux e-connes où sont les femmes ?





Le 4 Octobre 2022, par Nicolas Lerègle

Depuis quelques années et l’importation en France du mouvement « me too » le féminisme politique et outrancier s’est imposé comme un sujet d’actualité. Les hommes sont des violeurs patentés qui le savent ou qui s’ignorent, les femmes des victimes, par essence faibles et non consentantes. Cette dichotomie travestit la réalité, mais occupe régulièrement les plateaux de télévision la parole étant généreusement donnée, audience oblige, à des féministes hystériques.


Image Wikipedia
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Comment pourrait-il en être autrement puisqu’entre deux débats télévisés les publicités passées nous dévoilent une image sociologique de la France assez étonnante, que des couples interraciaux saupoudrés LGBTQ+ au point que l’on pourrait se demander pourquoi toutes ces communautés se plaignent de discrimination tant elles semblent dominantes. Le pauvre blanc hétéro doit se sentir bien seul ! Comme on apprend de surcroit que les mouvements islamistes font de l’entrisme pour remettre en cause la laïcité à l’école – un des fondements de la République et donc de notre démocratie – on ne peut qu’être inquiet.

En Iran les femmes se révoltent contre le port du voile en France certains illuminés souhaiteraient qu’elles le portent. Le grand écart est un art.

La sensation de marcher sur la tête, dans un monde où ceux qui ambitionnent d’en avoir la charge semblent faire de même, est assez inquiétante. Le 14 octobre 1420 naissait Torquemada, 600 ans après certaines se posent en Torquemadame ! Est-ce un progrès ou une régression ?

D’un autre côté étant plus proche de 30 ans que de 20 ans je peux admettre d’être un tantinet dépassé par les événements.

J’ai des icônes féminines, pas Simone de Beauvoir ou Anaïs Nin dont l’intelligence ou le style s’accommodaient parfaitement de vies privées souvent transgressives, mais des modèles beaucoup plus accessibles de beauté et de liberté qui savaient attirer le respect autant que le désir des hommes (ou des femmes, peu importe). Il faut mieux faire envie que pitié dit-on souvent, Sandrine Rousseau ou Alice Coffin ne me font aucunement envie, pire elles constituent d’excellents repoussoirs et de contre-exemples de ce peut être une femme assumée et sûre d’elle-même dans un rapport égalitaire avec les hommes, mais chacun dans son genre.

Nous sommes passés en quelques années d’un temps où les femmes pouvaient être des icônes respectées et magnifiées à une époque actuelle où elles prétendent au titre de la plus représentative e-conne sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision.

Il est insupportable au nom d’une conception rétrograde du féminisme comme champ de bataille que soit promue une théorie du genre qui nierait les différences réelles entre les hommes et les femmes – sans supposer une inégalité des sexes – tout en expliquant qu’un barbecue ou une entrecôte eux, sont genrés. Au fond le monde parfait de Sandrine Rousseau serait celui d’hommes émasculés et de femmes dotées d’un pénis ! Tout cela est bien dangereux et je ne souhaite assurément pas à mes enfants de vivre dans une société qui serait dirigée de près ou de loin par de folles théories de cette nature. Que ces féministes aillent béguiner dans leur coin et laissent la grande majorité des gens avoir le béguin pour le sexe opposé au leur, et admettent que le tactile peut être une étape de la séduction.
Torquemada a mal fini faut-il le rappeler ?

On peut avoir comme icônes féminines Jennifer O’Neill dans un été 42, être inspiré par Emmanuelle ou rêver de la femme Barbara Gould sans pour autant être un macho à écarter qui ne raisonnerait qu’avec son second cerveau. Après tout chacune de ces représentations de la femme est le miroir de ce que nous devons être à leur égard. Un désir, transgressif soft, qui abolit l’âge et les différences sociales, la recherche d’un plaisir partagé à être ensemble ou le respect pour celle qui arrive à s’occuper en une journée des enfants, de la cuisine, du ménage et de son travail et reste néanmoins pimpante et sexy pour son mari (qui ne se doute de rien comme c’est souvent le cas) le soir. Et si on y regarde à deux fois, ces figures féminines sont très largement supérieures et dominantes par rapport aux hommes qu’elles mènent souvent par le bout du nez.

À la vision de Sandrine Rousseau, je préfère celles de Sacha Guitry qui, à raison, postulait « je conviendrais bien volontiers que les femmes nous sont supérieures, si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales », mais surtout « une femme, une vraie femme, c’est une femme avant tout qui n’est pas féministe ». CQFD.
 
 
 



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