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Ecoutes : quand l'export français n'avait plus de secrets pour la NSA





Le 30 Juin 2015, par Léa Pfeiffer

Le système d'écoutes mis en place par les Etats-Unis pour espionner la France a permis de collecter des renseignements au plus haut niveau de l'Etat sur les affaires économiques, notamment les contrats à l'export, rapportent Libération et Mediapart lundi 29 juin.


ChameleonsEye / Shutterstock.com
ChameleonsEye / Shutterstock.com

Wikileaks frappe de nouveau

Les deux médias français dévoilent une nouvelle série de documents diffusés par Wikileaks. D'après ces fichiers, les anciens ministres de l'Economie François Baroin et Pierre Moscovici ont été écoutés par la NSA ainsi que plusieurs fonctionnaires. Parmi eux, un haut responsable du Trésor chargé de la politique commerciale.
 
La semaine dernière, la première série de révélations de Wikileaks, Mediapart et Libération avait montré que la NSA avait espionné les présidents français Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ainsi que leurs entourages.
 
Libération et Médiapart publient également une note secrète. Partagée par les Etats-Unis avec leurs alliés australiens, canadiens, britanniques et néo-zélandais, elle exige un rapport d'information quasiment systématique sur les contrats à l'export.

Négociations, contrats, tous domaines confondus

Une note datant de 2002 définit les domaines d'intérêt des écoutes de la NSA, qui s'avèrent vastes : des relations économiques avec les Etats-Unis aux relations avec les institutions financières internationales en passant par les développement macro-économiques ou les questions liés aux G8 et G20. Dans la liste se trouvent les "contrats à l'étranger/études de faisabilité/négociations".
 

Ainsi, tout contrat potentiel à partir du plancher de 200 millions de dollars est jugé intéressant et doit faire l'objet d'un rapport (soit la quasi-totalité des affaires).
 

"Rapporter toute proposition de contrats français ou d'études de faisabilité et de négociations imminents concernant des ventes ou des investissements internationaux dans des projets d'envergure ou des systèmes d'intérêt significatif pour le pays étranger hôte, ou 200 millions de dollars ou davantage en ventes et ou en services, comprenant le financement d'informations ou de projets de haut intérêt", dit la note.
 

Le président américain Barack Obama avait assuré à son homologue français que les Etats-Unis respectaient désormais l'engagement pris en 2013 de ne plus écouter les Français.





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