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Edouard Philippe assume les 80 km/h sur les routes secondaires





Le 29 Janvier 2019, par La Rédaction

C’est l’une des récriminations les plus entendues de ces derniers mois : la mise en place des 80 km/h sur les routes secondaires a contribué au mouvement de mauvaise humeur qui a trouvé une incarnation avec les « gilets jaunes ».


Et pourtant, Edouard Philippe, principal promoteur de cette mesure, y tient. Le Premier ministre, qui intervenait dans le cadre du Grand débat national, a donné des chiffres qui démontrent les bienfaits de ce dispositif : 116 vies ont été épargnées grâce aux 80 km/h mis en œuvre au 1er juillet, a-t-il assuré. L’an dernier, les routes françaises ont tué 3 259 personnes, un plus bas historique ; le précédent plus bas remontait à 2013 avec 3 268 tués. De 2014 à 2016, les chiffres de la mortalité routière étaient repartis à la hausse, avant de se stabiliser à 3 684 morts en 2017. C’est ce qui a poussé le gouvernement à abaisser la vitesse sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central, ce qui représente 400 000 kilomètres de route.

Beaucoup d’automobilistes, mais aussi des élus, se sont élevés contre cette mesure. Edouard Philippe a jugé « légitime » cette volonté de discuter du sujet, qui est d’ailleurs un des thèmes du Grand débat national. Il prévient toutefois qu’il serait « fou d’abaisser le niveau d’ambition ». Pourtant, le 15 janvier, Emmanuel Macron avait déclaré qu’il était ouvert à des aménagements afin que la réforme soit « mieux acceptée ». 

Le locataire de Matignon n’a pas voulu polémiquer avec le chef de l’État : « Nous avons pris une décision que nous savions impopulaire (...) mais qui ne nous paraît pas remettre en cause la façon dont nos concitoyens peuvent se déplacer et qui produit des résultats ». Le Premier ministre se dit « fier des résultats, de ces vies épargnées ». Il indique aussi que chacun devra prendre ses « responsabilités en les assumant devant les Français », à la fin du Grand débat. Une manière pour lui de botter en touche si jamais la réforme devait être amendée. 




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