Journal de l'économie

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Faire face aux catastrophes





Le 19 Février 2019, par Michael Caladan

La nécessité de mettre en place des solutions pratiques permettant de traverser des situations catastrophiques est une réalité que l’actualité brûlante vient tristement de nous démontrer avec les terribles catastrophes que notre pays vient de subir.


Marseille, la plus vieille ville de France s’effondre, en plein centre-ville, les façades décrépies s’ouvrent et les immeubles vétustes s’écroulent. Les années d’immobilisme politique, certains propriétaires peu scrupuleux et les marchands de sommeil ont laissé une grande partie du parc immobilier se détériorer jusqu’à provoquer la terrible catastrophe des 63 et 65 rue d’Aubagne. Dans le quartier populaire de Noailles, ce drame aura coûté la vie à 8 Marseillais broyés sous les décombres de leur immeuble le lundi 5 novembre 2018 vers 9 h. Après ce drame, ce fut plus de 1000 personnes chassées de chez eux et des dizaines d’immeubles condamnés. L’habitat indigne a provoqué des drames humains terribles dans cette ville de Provence si malmenée où se côtoient la misère, les rats et les cafards. Ces immeubles sous le coup d’arrêtés de péril grave et imminent ont entraîné la fuite des délogés obligés d’effectuer des allers-retours les mains chargées de cabas pour récupérer l’indispensable dans la précipitation — ils n’ont eu qu’une heure dans le meilleur des cas pour prendre un maximum d’affaires.

Paris le 12 janvier 2019, un immeuble moderne du très chic de 8 étages situé au 17 bis, rue Erlanger, situé à deux pas de la porte d’Auteuil, dans le XVIe arrondissement s’enflamme en pleine nuit. C’est le troisième incendie meurtrier survenu en région parisienne en quelques semaines. Vers minuit, les pompiers interviennent très rapidement, mais déjà le feu ravage les étages alors que certains essayent de fuir et que d’autres réfugiés sur le rebord des fenêtres hurlent pour être sauvés. D’autres encore se sont réfugiés sur le toit, mais les 7e et 8e étages sont les plus touchés par le feu et une cinquantaine d’habitants sont pris au piège. Deux immeubles adjacents sont évacués par mesure de sécurité et une soixantaine de personnes se retrouvent ainsi à la rue. Dans l’immeuble en flamme, ceux des étages inférieurs ont réussi à s’extraire du brasier et sont immédiatement pris en charge par les secours. Il aura fallu 6 heures et quelque 200 pompiers mobilisés pour venir à bout du brasier, cet incendie criminel aura tué 10 personnes et blessé 33 autres, dont 8 pompiers. Beaucoup auront tout perdu cette nuit-là.
Interpellée durant la nuit, non loin de l’incendie, une habitante de l’immeuble âgée de 40 ans « présentant des antécédents psychiatriques », essayait encore de mettre le feu à une voiture et une poubelle. Une querelle de voisinage qui aurait mal tourné d’après les témoins.

Ces deux terribles exemples démontrent que la préparation d’un sac d’évacuation est une nécessité que chacun doit prendre en considération. Ce sac doit contenir le matériel utile à la rupture de normalité que nous sommes tous menacés de vivre à un moment ou à un autre de notre vie. Outre le matériel, les médicaments et les produits nécessaires, il doit aussi contenir les documents essentiels qui vous seront utiles dans les moments difficiles que vous aurez à traverser et qui vous permettront de vous reconstruire. Par exemple, une dématérialisation de vos documents principaux sur une clef USB (étanche), incluant vos papiers d’identité, vos titres de priorités, vos garanties, vos assurances, vos fiches de payes, vos ordonnances, votre carnet d’adresses, etc. Mais aussi pourquoi pas, vos photos et vos documents les plus intimes que vous mettrez à l’abri en les plaçant dans ce sac ou en prenant soin d’en faire des copies en ligne sur un site « Cloud ». Tous ces conseils sont à retrouver sur le Guide de survie   (disponible chez VA Editions et à paraître en librairie le 28-02) et vous aideront à traverser une rupture de normalité grave de manière pratique.




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