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Feu vert européen pour l'acquisition de Monsanto par Bayer





Le 22 Mars 2018, par

La concentration est en marche dans l'agrochimie. Et un groupe va se détacher, celui qui sera constitué par l'allemand Bayer, géant de la chimie, et l'américain Monsanto, spécialiste des semences, des pesticides et des organismes génétiquement modifiés.


Cette fusion entre mastodontes a été lancée début 2016, mais les deux groupes doivent obtenir le feu vert des régulateurs, en particulier européen. L'aval de l'Union a finalement été accordé, mais sous conditions. Margrethe Vestager, la pugnace commissaire européenne à la Concurrence, explique avoir autorisé l'achat de Monsanto par Bayer « parce que les mesures correctives proposées par les parties, qui dépassent largement les 6 milliards d'euros, répondent pleinement à nos préoccupations en matière de concurrence ». À l'issue de ce rapprochement, la concurrence et l'innovation resteront « effectives », assure la commissaire, sur les marchés des semences, des pesticides et de l'agriculture numérique.

Pour arracher ce feu vert, Bayer a en effet dû faire des concessions et accepter la session de plusieurs activités. La Commission a fini par donner son autorisation, même après une vaste mobilisation des organisations environnementales européennes. Pour autant, Bayer et Monsanto ne sont pas au bout de leurs peines. Les groupes ont engrangé l'accord de la moitié environ des 30 régulateurs de la concurrence qui ont leur mot à dire sur cette acquisition. Le régulateur qui sera le plus difficile à convaincre reste les États-Unis. L'administration Trump, très protectionniste, pourrait bloquer cette fusion d'une entreprise américaine avec une société européenne.

Les négociations sont en tout cas en cours, mais la décision ne devrait pas tomber avant plusieurs mois. Le communiqué publié par Bayer suite à l'aval européen évoque toujours une finalisation de la transaction durant le second trimestre de l'année, ce qui semble très optimiste. Au terme d'une bataille de quatre mois en 2016, Bayer a fini par obtenir l'assentiment du conseil d'administration de Monsanto pour 59 milliards d'euros.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur

Tags : agrochimie

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