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Fincantieri finalement privé des Chantiers de l'Atlantique





Le 29 Janvier 2021, par Aurélien Delacroix

Les Chantiers de l'Atlantique ne seront finalement pas repris par Fincantieri. Le ministère de l'Économie a confirmé l'abandon de la vente et met un point final à ce dossier qui traîne depuis des années.


Chantiers de l'Atlantique : un dossier enlisé

En février 2018, le groupe italien Fincantieri signait l'accord de vente qui lui aurait permis d'empocher les Chantiers de l'Atlantique basés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Mais l'affaire s'est enlisée suite à des difficultés pour obtenir l'aval de la Commission européenne, et la crise sanitaire s'est ajoutée au dossier avec de lourdes conséquences économiques pour le secteur du tourisme. Le gouvernement français, qui avait donné un cinquième prolongement jusqu'au 31 janvier pour boucler l'acquisition, a finalement décidé d'arrêter l'opération.

« Les conditions ne sont plus réunies », explique le ministère de l'Économie dans un communiqué. « La crise économique mondiale a particulièrement touché le tourisme. Cela a complètement renversé les perspectives sur ce marché. On ne peut plus envisager la création de cet acteur de renommée mondiale », ajoute Bercy. Bien que le carnet de commandes des Chantiers soit plein, le groupe pourrait rencontrer des difficultés à terme si le secteur des croisières doit se réorganiser ou se transformer.

Annulation de la vente des Chantiers

La décision d'annuler a été prise après une réunion entre Bruno Le Maire, le ministre du Développement économique italien Stefano Patuanelli et Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence. Elle satisfait les demandes des élus locaux qui plaidaient pour un arrêt de la vente et pour la création d'une cellule chargée de décider de l'avenir des Chantiers de l'Atlantique. Une décision qui prendra du temps : le gouvernement n'a pas l'intention de précipiter les choses alors que le dossier a subi de nombreux rebondissements.

Le projet de cession des Chantiers de l'Atlantique devait permettre au groupe Fincantieri de posséder 50 % du capital de l'entreprise, avec 1 % « prêté » par l'État. Et que ce dernier aurait pu reprendre si les engagements n'étaient pas tenus. Un attelage inédit, conséquence de la volonté d'Emmanuel Macron de revoir l'architecture capitalistique des Chantiers après son entrée à l'Élysée.




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