Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Fire Phone : le mea culpa d’Amazon





Le 31 Octobre 2014, par

Amazon a l’habitude de réussir tout ce que l’entreprise touche… mais il fallait bien une exception. Le Fire Phone, premier smartphone du groupe sorti cet été aux États-Unis, fait un flop monumental.


(c) Shutterstock/EconomieMatin
(c) Shutterstock/EconomieMatin
L’appareil, bien qu’innovant sur certains points (en particulier son étonnante interface en relief qui « suit » le regard de l’utilisateur), n’a pas trouvé son public. À tel point que l’entreprise a dû provisionner 170 millions de dollars lors du dernier trimestre afin d’éponger les frais d’inventaire et de stocks liés aux palettes de Fire Phone qui lui restent sur les bras.

La politique tarifaire du groupe pour cet appareil est à blâmer : d’abord proposé à 199$, le Fire Phone a très rapidement été commercialisé à 0,99$, toujours nanti d’un abonnement de deux ans chez AT&T. David Limp, vice-président d’Amazon, s’excuse de cette politique erratique : « Nous avons mal évalué le prix », tout en assurant toutefois que l’entreprise a la volonté de faire mieux afin d’offrir aux consommateurs ce qu’ils souhaitent. D’où la correction apportée au tarif.

Il faudra cependant un peu plus qu’un tarif alléchant (mais qui cache un forfait qui lui, n’a rien de donné). Le Fire Phone est non seulement au même prix par rapport à des best sellers comme l’iPhone 5c ou les Galaxy S de Samsung de milieu de gamme, mais il n’a pas été très bien accueilli par ses premiers (et rares) utilisateurs : le téléphone n’a recueilli en moyenne que 2,5 étoiles sur sa page Amazon. Et les fonctions innovantes ont surtout été développées pour servir de vitrine commerciale pour l’entreprise, qui veut pousser les utilisateurs à dépenser encore et toujours sur Amazon.





 


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF

Pierre Bergounioux : « Les gouvernements, de droite comme de gauche, ont accompli le tour de force, depuis un demi-siècle, de ne rien changer à l’ordre des choses »

Marc Lazar : « La peuplecratie, c’est l’idée que la souveraineté du peuple est sans limites ».

Guillemette Devernois : « Maladies rares : Il faut s’emparer des avancées de la recherche scientifique »

« Appel à la guérilla mondiale »

Nicolas Pham, cofondateur de Beaubleu : « la Maison aux aiguilles rondes »










Rss
Twitter
Facebook