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Gérald Darmanin : un déficit public à 3,9% en 2020





Le 18 Mars 2020, par Olivier Sancerre

Les finances publiques de la France vont subir un coup de chaud en raison de l'épidémie de coronavirus. Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, a annoncé que le déficit public s'établira à 3,9% cette année.


Temps de guerre

Dans une interview aux Echos, Gérald Darmanin met cartes sur table : « Quand la maison brûle, on ne compte pas les litres d'eau pour éteindre l'incendie », assume-t-il. Les mesures d'urgence pour soutenir les entreprises durant cette période de confinement pendant laquelle l'activité économique tourne au ralenti vont peser lourd dans les finances publiques. Le gouvernement va en effet sortir de sa poche 45 milliards d'euros pour aider les entreprises et les salariés, dans un contexte de contraction de la croissance de 1% pour 2020. Le déficit public devrait s'établir à 3,9% du PIB, au lieu de 2,2% attendu pour cette année… Mais c'était avant la pandémie. En 2009, au plus fort de la crise financière, le déficit avait bondi à 7,2%.

Les aides des pouvoirs publics pourraient d'ailleurs ne pas suffire. « La vraie détresse économique serait la mort des PME et des TPE et l'effondrement de l'emploi », explique le ministre des Comptes publics. C'est pourquoi l'État mettra « les moyens nécessaires pour soutenir l'activité de toutes les entreprises et les revenus de toutes les familles de France, quoi qu'il en coûte ». Si Gérald Darmanin a « toujours défendu le sérieux budgétaire en temps de paix », c'est pour que la France n'ait pas à lésiner sur les moyens « en temps de guerre ».

Finances publiques saines

L'Hexagone a « la chance » d'avoir des finances publiques saines, soutient-il. De fait, le pays peut emprunter à des taux très bas, tandis qu'il bénéficie aussi de recettes fiscales solides « grâce à la TVA, l'impôt sur la revenu ou la CSG ». Pour ce qui concerne les règles édictées par Bruxelles, celles-ci ont été assouplies, pas question donc de pénaliser les pays qui font face au coronavirus.

Les 45 milliards annoncés par Bercy vont notamment permettre de suspendre les principaux impôts directs à l'État et reporter les charges sociales pour les entreprises en difficulté, ainsi que de financer les remboursements des crédits d'impôts. Un fonds de solidarité pour les TPE est aussi créé, et puis il y a les indemnisations pour le chômage partiel à régler.




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