Journal de l'économie

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Gérer le coût du risque en entreprise, un enjeu stratégique entre contrôle budgétaire et sauvegarde de la valeur





Le 17 Juin 2014, par La Rédaction


Les auteurs

Nicolas Dufour, Professeur affilié ESG Management School

Jean-David Darsa, Dirigeant Riskeal

Auteurs de Le coût du risque en entreprise, Ed.Gereso, 2014

"Businessman In Risk" by bplanet
"Businessman In Risk" by bplanet
Le coût du risque est à intégrer comme faisant partie des effets induits latents associés à toute activité économique. Si la notion de risque a longtemps été étudiée dans les organisations, celle du coût associé à ce dernier est bien souvent réduite à un exercice de quantification voire de modélisation. L’actualité des dernières années et les exemples (quasi-hebdomadaires) de coûts significatifs du risque dans différents secteurs (industrie lourde, agroalimentaire, services financiers) attestent du caractère stratégique d’un tel sujet.

La question de la manière dont les dirigeants doivent apprécier et gérer le coût du risque semble donc plus que jamais cruciale pour répondre à l’enjeu stratégique de pérennité organisationnelle. A la question consistant à savoir si la gestion du coût du risque constitue un enjeu stratégique, nous répondons par l’affirmative, en précisant que cet enjeu est compris entre sauvegarde de la valeur et contrôle budgétaire pour les dirigeants d’entreprises.

Les études de cas menées au sein d’entreprises nous renseignent de la manière suivante :

Le coût du risque peut être rapporté au niveau d’activité de l’entreprise, donc son chiffre d’affaires. Ce dernier semble usuellement évoluer évolue entre 0,5 % et 5 % du C.A. réalisé. Certaines organisations présentent un coût du risque global de 0,3%, mais les entreprises pour lesquelles le coût du risque dépasse 5%, voire 10% du chiffre d’affaires, ne sont plus là pour en témoigner.

Le second critère d’appréciation d’une mesure comparative du coût du risque peut être réalisé à l’appui du taux de marge de l’entreprise, c’est-à-dire du rapport entre le chiffre d’affaires réalisé et le niveau de résultat net produit. Dans cette hypothèse, il peut représenter de 10% à 100 % de la marge nette créée.

Pour approfondir le sujet, consultez la publication de Nicolas Dufour et de Jean-David Darsa sur le site de la Revue Internationale de Management et de Stratégie.




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