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Groupe Lagardère : la croisée des chemins ?





Le 21 Octobre 2013

Lagardère tourne une page de son histoire. La semaine dernière, le groupe a annoncé de la vente de dix titres lui appartenant. Pionnier et leader dans le domaine de la presse écrite depuis 1960, il possède au total 34 titres de presse.


Un secteur menacé

Groupe Lagardère : la croisée des chemins ?

En 2011, le groupe Lagardère vend tout ce qui a trait à la presse internationale, pour la somme totale de 720 millions d’euros. En 2007, La Provence ainsi que Nice Matin avait également été cédés, tout comme les participations dans des quotidiens comme l’Equipe ou Le Parisien. Mais pas uniquement. Parmis les 10 revues concernées figurent des grands succès, comme Première ou Psychologies magazine font aussi partie du lot, alors même qu’ils représentent les leaders dans leurs domaines en France. Les magazines plus marginaux, dont le potentiel publicitaire restreint et la faible diffusion commencent à constituer des menaces pour le groupe sont évidemment les premières cibles de ce grand ménage : Campagne décoration, ou encore Union sont donc concernés. Au total, la division du groupe Lagardère Active, qui gère les activités de presse, voit près de 10% de ses emplois menacés : 350 sur 3700 salariés. Il est certain qu’en prenant ce parti, le groupe Lagardère fait le choix de la sécurité dans un domaine jusqu’ici épargné par les difficultés, mais qui commence à montrer ses limites en termes de rentabilité. La presse magazine, et plus particulièrement en format papier, subit une crise loin d’être simplement tendancielle. 


Quelles alternatives, pour quelle stratégie ?

Le groupe semble aujourd’hui se lancer dans une stratégie propre aux principaux acteurs du secteur : se concentrer sur les principales enseignes, qui possèdent encore un fort potentiel de diffusion et bénéficient toujours d’une véritable attractivité pour les annonceurs. Un comité extraordinaire du groupe doit se dérouler prochainement et apporter quelques détails supplémentaires quant à la finalité des décisions et aux nouvelles orientations, notamment en ce qui concerne le numérique. Pour beaucoup, le groupe Lagardère a raté le coche de l’internet, saisi dès les années 90 par certains de ses concurrents. Depuis la moitié des années 2000, le groupe s’est donc lancé à la conquête du web, en s’offrant, par exemple, Doctissimo ou Newsweb. La décision, prise la semaine dernière, de revente de plusieurs titres papiers, semble s’inscrire dans cette perspective de renforcement du numérique.





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